Archives Mensuelles: juillet 2011

Robe Masuko (ou Robe Kimono)

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Cette robe est née de deux influences différentes: une de mes manies saisonnières et la Chemise du Capitaine.

Il y a quelques années, j’ai eu une soudaine envie de posséder un vrai kimono (plus spécifiquement, un modèle yukata, le kimono d’été en coton). J’ai eu la chance d’avoir en ce moment un de mes meilleurs amis au Japon (il s’appelle, vous l’avez deviné, W. Masuko) et je lui ai demandé de m’en apporter un. Le voici en toute sa gloire:

Vrai yukata japonais porté par une fausse japonaise au carnaval béarnais

 

Vrai yukata japonais porté par une fausse japonaise au carnaval béarnais

Vrai yukata japonais porté par une fausse japonaise au carnaval béarnais

La Chemise du Capitaine est une histoire qu’on nous raconte au cours de couture pour nous expliquer un des patrons les plus simples qui existent. On commence avec un bateau en papier et on raconte l’histoire d’un capitaine dont le navire a été atteint par une tempête et a perdu la proue, la poupe et les mâts:

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Etc. En s’étant sauvé par miracle et au coût de sa chemise préférée, le capitaine arrive à un port inconnu. En explorant ce nouveau pays il trouve un tas de tissus qui attire son attention. Il l’ouvre et…

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C’était sa chemise.

Tout ça pour arriver dans le patron de chemise en croix, qui est la base non seulement du kimono mais aussi de la djellabah, de plusieurs costumes africains, de la robe de chambre… bref, le voilà complètement ouvert:

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C’est très simple: on prend un morceau rectangulaire de tissu avec la largeur et la hauteur désirées (selon qu’on veut des manches longues ou courtes, une chemise ou une robe etc), on coupe le trou pour le cou (7 cm devant et sur les côtés, 3 cm au dos) et on coupe le corps et les manches comme on veut (ouvert, fermé, large, serré…).

Mon idée a été de faire une chemise kimono liée à une jupe corolle en demi-cercle. Voici mon croquis:

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Pour me faire une idée meilleure du résultat avant de commencer à coudre, j’ai construit un modèle en miniature de la robe, selon les proportions. J’ai décidé d’ajouter une finition autour du cou qui s’étendrait jusqu’au bout de la jupe, comme si la robe pouvait être entièrement ouverte par le devant. En vérité, elle s’ouvre sur le côté…

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Vous remarquerez que les manches ont changé sur la robe finie; je les ai trouvées trop « typées » en taille normale et la robe était peu portable dans la vie réelle (ça faisait cosplay). Le projet original prévoyait aussi une ceinture séparée, qui a été remplacée par une ceinture intégrée dans le corps de la robe. Bien sur, elle peut aussi se porter avec une ceinture type obi en couleur contrastante.

Voilà encore quelques photos:

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Remarquez l’encolure éloignée du cou; elle est aussi comme ça sur l’yukata.

DSC02538Et le dos. Désolée par l’absence de mes pieds sur la photo, mais c’est pas comme si les apparts parisiens abondaient d’espace.

Et voilà!

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La robe double

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Premiers croquis commentés, vers janvier 2011...

Premiers croquis commentés, vers janvier 2011…

J’ai longtemps rêvé de cette robe avant de trouver le temps (et les capacités techniques) de commencer à la faire. Maintenant ça commence finalement à prendre forme – le patron est prêt (et sur mesure!), les pièces sont coupées et le montage commence… J’ai dessiné cette robe probablement vers janvier 2011 (note mentale: mettre une date sur mes croquis) et je n’ai commencé à vraiment y travailler que fin juin. Voici une impression artistique de la robe finie:

 

La plus belle pour aller danser, ou quelque chose comme ça

La plus belle pour aller danser, ou quelque chose comme ça

Je l’appelle « Robe double » (le nom est provisoire, j’aimerais en trouver un plus sympa) parce que c’est l’effet créé: elle a une double jupe (une surjupe grise et une sous-jupe à fleurs). La jupe du dessus est rattrapée sur quatre points sur le devant et le dos pour laisser voir celle d’en bas. L’inspiration sont les robes du XIXe, bien sûr (c’est souvent le cas avec moi), mais j’aperçois une tendance actuelle vers les jupes rattrapées. SALES IMITEURS.

Le haut présente une parmenture du tissu de dessous, pour créer vraiment l’impression de deux robes superposées. Les manches sont amples, avec une ouverture sur le tissu gris laissant voir la manche fleurie, un peu plus courte.

En tout cas, voici un échantillon des tissus choisis:

Remarquez les rayures sur le gris

Le tissu de dessus est d’un gris foncé (je n’ai pas voulu utiliser du noir, ça alourdit beaucoup le visuel et c’est après tout une solution « facile ». Remarquez les petites rayures, qui créent une belle texture. Il est bien fluide, ce qui favorise le « rattrapage » de la jupe et le moulage sur le corps. Le tissu de dessous est un coton imprimé aux couleurs vives, un peu plus rigide, pour créer une structure pour la jupe et donner aussi un peu de fermeté à l’haut de la robe.

Bientôt (quand le bon Dieu le voudra!) des photos du travail fini…