Une robe à recopier partie 2 (ou: Des idées pour modifier un patron du commerce)!

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Une robe à recopier partie 2 (ou: Des idées pour modifier un patron du commerce)!

Il m’a fallu un an et un confinement pour que je me motive à reprendre la robe M7745 et en modifier le patron de manière à ce qu’elle soit parfaitement taillée pour mon corps.

Alors, comment est-ce que j’ai pu passer de la robe de gauche à celle de droite?

Il ne faut pas se tromper: juste en regardant les photos on peut penser que la seule chose que j’ai fait c’était de rallonger la jupe et tout le reste est pareil. Mais ce n’est pas le cas.

Comme j’avais dit dans l’article précédent, la robe rouge a été dessinée et construite (presque) exactement selon les instructions du patron et elle présentait plusieurs problèmes, dont voici les deux les plus sérieux:

  1. La taille originale est beaucoup trop haute et retombait sur mes côtes, au lieu de ma taille naturelle (indiquée en jaune).
  2. Le volant est extrêmement « court » sur les épaules, m’empêchant de lever les bras.

Puis, de manière générale, j’ai trouvé la robe beaucoup trop grande pour moi. Du coup, j’ai décidé de retracer le patron du haut une taille en-dessous. Je n’ai pas retracé la jupe vu que les modifications y étaient bien plus simples.

Taille 10 (la nouvelle, déjà modifiée) à gauche, taille 12 (l’ancienne) à droite. Est-ce que t’arrives à voir les différences?

Les voici:

Avant de décider de retracer le patron, j’avais déjà fait la modification au niveau de la taille sur l’ancienne pièce et j’en ai utilisé les mesures pour tracer la nouvelle.

Comment rallonger la taille d’une pièce de patron?

Dans les patrons du commerce, il y a une double ligne, généralement sur le bas de chaque pièce de patron, où c’est indiqué « Allongez ou raccourcissez ici » (ou, vu que j’ai recopié mon patron en anglais, « lengthen or shorten here »). Il est important de suivre cette indication et ne pas faire des modifications de longueur n’importe où, car ça pourrait modifier – et même gâcher – le tombé du vêtement.

Pour rallonger la pièce, on coupe soigneusement entre ces deux lignes, on éloigne les morceaux autant que l’on veut en ligne droite et on rajoute un morceau de papier en-dessous avant de recoller le tout:

Image empruntée à http://sewaholic.net/sewtionary/

Pour raccourcir, il suffit de superposer les deux morceaux autant que nécessaire et on les recolle. Bien sûr, il faut faire attention à effectuer la même modification sur le dos du patron!

Pour la jupe, j’ai rajouté de la longueur directement au bas des pièces. J’aurais aussi pu redessiner une nouvelle jupe entièrement, dans mon format préféré, mais j’aime bien ce côté asymétrique sur cette robe.

J’ai aussi décidé de distribuer la pince du buste, trop importante, pour en faire deux. Je dédierai bientôt un tuto à la manipulation des pinces – c’est très simple à réaliser et ça peut faire toute la différence dans le tombé d’un vêtement!

Le volant était tout une autre histoire. J’avais la chance d’avoir une robe avec le même type d’emmanchure qui me convenait parfaitement (j’ai ai parlé sur mon post précédent), do coup je l’ai juste tracée sur ma feuille de papier en faisant les quelques modifications nécessaires directement sur mon corps.

Le patron original à gauche (il en manque un morceau), le mien à droite.

La pièce du dos n’a pas échappée aux modifications: j’en ai changé la forme pour créer une sorte d’emmanchure sur laquelle la bretelle serait attachée (à gauche). Je l’ai fait pour suivre l’exemple de la robe originale que je voulais recopier, mais je trouve que c’est une très bonne idée de toute façon car cette forme suit les courbes du corps et empêche que les bretelles tirent sur la pièce du dos et la déforment.

En gros, j’ai modifié absolument toutes les pièces de ce patron! Mais à la fin j’avais exactement le résultat recherché: une robe fait mesure, extrêmement confortable et flatteuse, dans un tissu que j’ai choisi (une crêpe de viscose de chez Butinette). Il ne manque que l’été décide d’arriver pour que je puisse la porter :’-(

La réponse dans un prochain article! Mais tu peux déjà me dire ce que t’en penses sur les commentaires!

Est-ce que t’utilises souvent des patrons commerciaux? Quels sont tes principaux doutes sur comment mieux les utiliser et les modifier? Raconte-moi tout!

Une robe à recopier! (partie 1)

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Une robe à recopier! (partie 1)

Il y a quelques années, avant que le monde finisse, je suis allée faire un tour à Naples.

Mais ce n’est pas là le sujet ici. On est dans un blog de couture. Je vais donc vous parler d’une robe que j’ai vu dans une vitrine à Naples en passant et qui m’a obsédée jusqu’au point de me faire revenir au magasin (c’était assez loin de mon AirBnB) pour l’acheter quelques jours après. La voici:

Ce n’était pas un truc cher ou luxueux, c’est de la fast fashion. Mais elle m’allait tellement bien, et elle était tellement confortable, que j’ai immédiatement commencé à craindre le moment où elle serait trop usée pour être portée. Est-ce que tu t’es déjà sentie comme ça par rapport à une pièce de vêtement? Nous sommes TELLEMENT BIEN dedans que nous ne les portons jamais – ce qui est bête, bien sûr, mais ça relève de l’irrationnel.

En ce moment de ma vie, je n’avais pas beaucoup de temps pour faire la couture et encore moins pour créer des patrons. En plus, je vivais dans un appartement minuscule qui ne me motivait pas pour dessiner et faire des tests jusqu’à pouvoir créer quelque chose de potable. La robe passait ses jours tranquillement sur son cintre à l’attente d’une occasion spéciale pour défiler dans les rues.

Un jour, je regardais des patrons de couture chez patronsdecouture.com – ce que je fais encore de temps en temps, sans avoir vraiment l’intention d’acheter quoi que ce soit – quand je suis tombée sur ça:

Le McCalls 7745 !

À quelques détails près, ça ressemblait exactement à ma belle robe rouge napolitaine. Ça a d’ailleurs été confirmé, sans que je lui dise quoi que ce soit, par ma copine Diana Rovanio, qui est professionnelle de la mode (et super compétente en plus).

J’ai donc acheté ce patron (et quelques autres dont je parlerai bientôt). Vu que c’était les soldes, je suis aussi allée faire un tour du côté de Butinette pour acheter des tissus. J’ai pris une crêpe de viscose exactement pareille à celle de la robe originale mais dans une autre couleur (je la montrerai dans mon prochain article) et aussi une crêpe cheap de polyester pour tester le patron avant de couper dans le « bon » tissu.

C’est quelque chose que je conseille à ceux qui vont coudre un patron pour la première fois: faire toujours une toile dans un tissu pas cher pour savoir quelles seront les modifications à faire pour que le patron soit parfait sur toi.

Dans le cas de ce patron, il s’agissait d’un projet assez facile à réaliser et qui ne m’a pas pris beaucoup de temps.

J’ai fait une seule grande modification dans la manière de l’attacher. Originellement il y avait quatre rubans qui s’attachent autour de la taille:

Je n’ai pas du tout aimé ça (trop de volume, puis ça ne rendait pas joli), j’ai donc transformé ces quatre attaches en deux, dont l’une passe à travers une sorte de grosse boutonnière sur le côté pour faire le tour du corps et venir s’attacher au dos. Je montrerai cette modification (avec toutes les autres) dans un prochain article.

Regardons pour l’instant ce que ça a donné cette « toile », avec le patron quasiment non-modifié (vue A):

Pour une toile, c’est pas mal du tout. C’est assez usable même (et je l’ai pas mal portée dans la vie de tous les jours). Mais le patron était loin d’être parfait. Voici quelques problèmes que j’aurais eu à corriger si je voulais avoir quelque chose d’aussi bien que la robe originale:

  1. Baisser la taille. Le torse du patron est plus court que mon torse au moins 3 ou 4 cm. Ça ne se voit pas comme ça, mais la ceinture/couture taille est en fait sur mes côtes, ce qui me fait une taille plus épaisse qu’en vérité et qui n’est pas confortable.
  2. Corriger le volant. Je ne sais pas si c’est un problème du patron lui-même ou si j’ai commis des erreurs au moment du montage, mais le volant (qui fait le tour de la robe et fait rôle de « manche ») est extrêmement inconfortable. Sur la photo de droite, ça se voit un peu que ça me rentre dans la chair quand je lève les bras. Pour une courte balade en plein air ça va, mais dès qu’on est un peu actif ça devient très incommode (et presque douloureux).
  3. Redessiner la jupe. Juste du préciosisme pour avoir quelque chose de semblable à la robe originale, mais pas obligatoire du tout – j’aime bien en plus court aussi.

Malheureusement, manque de temps (et de place), ce projet a dû attendre plus d’un an jusqu’à ce que je trouve la motivation pour le reprendre. Mais finalement je l’ai fait, pendant le premier confinement! Et je vous montrerai les résultats, ainsi que les modifications, dans le prochain article!

Est-ce que t’as déjà eu un coup de foudre pour une robe (ou un autre pièce de vêtement) au point de vouloir la recopier pour la garder pour toujours? Quelle a été ta solution? Raconte-moi dans les commentaires!

Tuto gratuit: le short japonais 2.0

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Tuto gratuit: le short japonais 2.0

Pour qu’on ne puisse pas dire que je n’ai rien cousu pendant le confinement: je me suis fait un nouveau pyjama, car c’est à peu près la seule chose que j’étais sûre de porter absolument tous les jours. À force d’être lavés et relavés, on peut dire que mes vieux pyjamas ne pétaient pas la forme…

Mais j’en parlerai à une autre occasion.

Ce que je veux partager aujourd’hui, c’est cette petite beauté:

Pour ceux qui n’auront pas compris, il s’agit d’une version 2.0 de mon short japonais (le post qui a eu le plus de succès depuis le début de mon blog)!

Cette version a des rabats sur le devant, qui sont crées grâce à une asymétrie dans la coupe du tissu; et, mieux encore, la ceinture est élastiquée, donc fini le soucis de devoir l’enlever entièrement pour aller aux toilettes. C’est pratique ET c’est beau: que veut le peuple?

Bon, le peuple veut… un tutoriel, bien sûr! Et j’en ai fait un, dessiné main, que tu peux télécharger sur les boutons à la fin du post (il s’agit de deux documents, l’un avec les dessins et l’autre avec le texte).

Bien sûr, ce tutoriel peut servir aussi pour un petit short d’été, pour se promener au bord de la mer par exemple… j’en referai peut-être un dans un tissu plus joyeux quand il fera un peu plus chaud.

J’aime beaucoup la manière dont j’ai construit la ceinture: le devant est lisse…

… et il y a juste le dos qui est élastiqué, ce qui est bien plus flatteur que d’avoir l’élastique tout autour (ce qui crée des volumes indésirables sur le ventre).

Les étapes de la construction sont détaillées dans le tuto, mais voici quelques photos du produit fini qui aideront à visualiser les étapes au moment du montage:

L’arrière avec les poches (étapes 6bis ou 18)
L’intérieur devant, avec les deux rabats de la pièce dos attachés au centre.
Un autre angle du point de jonction des deux rabats du dos, derrière la pièce qui forme le devant.

Petite précision sur la taille: je fais un 38-40 français. J’ai 100 cm de hanches. Mais sur le tuto je donne aussi les mesures pour des hanches jusqu’à 90 cm et jusqu’à 120 cm. Pour un short informel il n’y a pas un vrai souci d’exactitude au centimètre près… Le calcul est un peu chiant mais si quelqu’un le souhaite je peux le partager.

Il n’y a plus qu’à télécharger les deux documents ci-dessous et se mettre au boulot!

Alors, qu’en penses-tu de cette création? Est-ce que tu y changerais quelque chose? Dans quel tissu vois-tu ce short? Raconte-moi dans les commentaires, et n’oublie pas de partager les photos si tu décides de suivre le tuto!

L’enfer est pavé de bonnes intentions!

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Je suis de retour !

(ou au moins je l’espère…)

J’aurais aimé dire que mon activité du confinement pour ne pas devenir folle a été la couture. Ce serait un mensonge. J’ai un peu cousu, j’ai un peu créé, certes, mais c’était minime – pour la simple raison que je n’avais pas besoin de m’habiller et que j’ai déjà beaucoup trop de fringues. Du coup j’ai surtout fait du pain au levain (que je faisais déjà avant, mais moins sérieusement), de la danse orientale et énormément de sport.

Néanmoins, le long de tous ces années pendant lesquelles la vie m’a éloignée de ce blog, j’ai quand-même créé, et cousu, et appris beaucoup de choses. Et récemment j’ai été piquée par la petite bestiole de l’écriture, ce qui a fini par me donner envie de partager ces « nouvelles » créations et découvertes avec les lecteurs de TitesMains – ceux qui sont là depuis des années à l’attente d’un nouvel article et ceux qui découvrent le blog maintenant. Bienvenus!

Depuis 2016, bien de choses ont changé dans ma vie. J’ai toujours été traductrice freelancer et, en 2015, j’ai été embauchée en CDI dans une boîte. Cela ne me laissait pas ni le temps, ni la force de volonté de coudre au même rythme qu’avant, encore moins de nourrir un blog. Du coup j’ai abandonné, non sans regret (la preuve, c’est que je l’ai gardé en ligne et je n’ai jamais arrêté de lire et de répondre chacun des commentaires… l’espoir de revenir était toujours présent!).

Je vous épargne les détails; je vous dirai seulement qu’autour de 2016/2017 deux autres changements fondamentaux se sont opérés également: 1) je me suis divorcée; 2) j’ai fini ma formation en Sophrologie, que j’exerçais en même temps que mon boulot « alimentaire ».

Fin 2019, j’ai quitté le CDI… et Paris. Maintenant je suis installée en Normandie, au bord de la mer, et c’était là une des meilleures décisions de ma vie (ne serait-ce qu’à cause des confinements…). Et depuis j’ai deux boulots: je suis à nouveau traductrice en freelance et je suis aussi sophrologue. Je n’ai peut-être pas beaucoup plus de temps qu’avant, et Dieu sait que je ne gagne pas encore la même chose qu’au salariat, mais je me sens plus épanouie personnellement et professionnellement.

Il faut le dire: ce n’est pas facile tous les jours, surtout avec la situation du monde en ce moment (j’ai fait moi-même une dépression assez sévère en début d’année). On est obligés de se réinventer tous les jours sans jamais être sûrs de ce qui nous attend. Et ce retour à la vie de blogueuse est non seulement quelque chose que je fais pour moi, mais aussi pour ceux qui ont trouvé dans la couture un moyen de soulager ce deuil collectif auquel nous sommes tous soumis.

Et toi, quelles ont été tes activités pendant les confinements de 2020-2021? Est-ce que t’as appris à coudre en ce moment ou tu le faisais déjà? Qu’est-ce qui t’intéresserait d’apprendre?

Pour ceux qui verront cette publication avant le samedi 10 avril: je donne un dernier live de sophrologie sur Facebook à 19h. Si tu veux me voir bouger et parler (et te détendre du même coup), c’est ta chance!

Un rectangle, un cardigan

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Je suis une accumulatrice de patrons gratuits et de tutoriels intéressants. J’aime surtout ceux qui permettent de faire des pièces utilitaires classieuses sans grande difficulté.

C’est le cas pour ce petit cardigan de Petit Main Sauvage. Il s’agit, dans sa forme la plus basique, simplement d’un rectangle de tissu de 140cm x 62cm auquel on rajoute des bandes pour la finition (à priori cela n’est même pas obligatoire). Avec deux plis, deux coups de ciseaux et deux coutures droites, le petit cardigan est prêt. Il arrive un peu au-dessous de la taille, avec des manches kimono/chauve-souris et un beau tombé sur le derrière. Le tutorial complet est ici.

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J’avais ce jersey gris qui traînait et j’ai décidé de rajouter des bandes rayées d’un tissu non-élastique autour. L’effet est très plaisant, mais vu que la finition (surtout sur les manches) n’est pas extensible, il aurait fallu couper des ouvertures plus larges – le cardigan a tendance a être serré sur les poignets. Cela ne serait pas arrivé avec un tissu extensible (mais l’effet aurait été moins sympathique aussi!).

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Ceci est la forme du cardigan à plat – on peut y voir clairement que c’est un rectangle dont les coins inférieurs ont été pliés vers le haut. C’est pas sorcier, ça prend très peu de temps à construire, et je peux dire que j’en ai fait des envieuses avec ce vêtement!

Lien vers le tutoriel chez Petit Main Sauvage

Et vous, quels sont vos patrons « magiques » préférés? Comment auriez-vous adapté cette idée?

 

Chaque chose à sa place!

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C’est très bien de faire des manipulations complexes de patrons et de s’habiller avec ses propres créations, mais des fois nos besoins sont bien plus basiques – et simples. L’autre jour j’ai organisé une énorme boite qui traînait au fond du placard et qui était remplie jusqu’en haut de câbles électriques emmêlés et de vieux chargeurs que je ne savais pas à quoi servaient.

Une description assez similaire peut d’ailleurs être appliquée à mon sac de restes de tissu – c’est une grosse taille d’oreiller qui fait presque ma taille et qui garde des souvenirs de pratiquement tous mes projets de couture du passé (et je peux dire qu’il y en a beaucoup!)

C’est la combinaison de ces deux facteurs qui m’a fait décider de réserver une petite heure de mon temps pour essayer un patron gratuit d’organisateur de câbles.

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C’est un projet très intéressant – et très utile – pour ceux qui débutent en couture, car même s’il est très simple il demande quelques habiletés spéciales: couper plusieurs pièces identiques, thermocoller des pièces, retourner une pièce cousue à l’envers, peut-être même appliquer une finition originale autour de chaque pièce…

J’ai fait tous ces organisateurs juste avec des restes de tissu et des restes de thermocollant que j’ai rapiécés ensemble, ce qui est très économique et même écologique! En plus ils sont mignons, avec une couleur différente sur chaque côté.

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Ma boîte à cables est désormais organisée et je ne suis plus obligée de démêler les fils de mes écouteurs à chaque fois que je sors mon vieil iPod de mon sac…

Si ça vous intéresse, téléchargez ce patron ici.

Quelles sont vos solutions pour organiser votre matériel technologique? Avez-vous déjà essayé d’autres projets faits maison pour l’organisation?

Un patron un peu tordu

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MAIS QU`EST-CE QUE C`EST QUE CE TRUC?, me demandera le cher lecteur, habitué aux pièces de patron qui, même fragmentées, ressemblent à peu près à la chose qu’elles représentent (une manche, un col, un tshirt…).

Eh bien, ça c’est bien une pièce de patron… ou, mieux, c’est un patron tout entier. Et ce qui est encore plus incroyable, il n’a que trois coutures (sauf les finitions)!

Et ça donne quoi un patron comme ça? Et bien, voici ce que ça donne:

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J’ai dessiné moi-même ce patron basée sur l’épisode final de la dernière saison de The Great British Sewing Bee (sérieusement, si t’aimes la couture et que tu comprends l’anglais, cherche cette émission, c’est excellent!).

Il s’agit d’un t-shirt d’inspiration japonaise contemporaine, à l’exemple des livres Pattern Magic et Drape Drape qui font fureur dernièrement entre les cousettes de tout le monde. Il est composé d’une seule pièce asymétrique coupée dans le biais et que, quand mis sur le corps, s’adapte aux courbes et reliefs de celui-ci, en formant des drapés et des diagonales très intéressants (et flatteuses).

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Le t-shirt est large sur le corps (et donc très confortable) mais ajusté sur les hanches, ce qui le maintient en place et aide à créer les lignes du drapé là où il faut. Le tissu que j’ai choisi est très léger et fluide, et surtout il est rayé (c’est des toutes petites rayures…), ce qui fait un bel effet d' »enveloppement » du corps: les rayures sont à la verticale sur l’encolure devant, elles contournent la taille en diagonale et finissent à l’horizontale sur l’encolure arrière!

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Le côté gauche (drapé) n’a pas de couture, ce qui crée une ligne fluide entre le devant et l’arrière.

La construction est très simple: pliez la pièce en deux sur la longue ligne centrale et cousez la latérale/dessous de bras et les épaules jusqu’au cran (marqué sur le patron).

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Pour finir, faites un petit ourlet roulé sur le bas et les manches, et pliez les valeurs de couture de l’encolure vers le dedans. Si votre tissu est fragile (comme le mien) je suggère aussi de bien finir les valeurs de couture avec un zig-zag ou un point de surjet si votre machine le possède.

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C’EST GENTIL DE M’AVOIR POSÉ UN COUSSIN, TIENS

Ça vous intéresse? Eh ben, téléchargez ce patron de suite ici (ou avec le bouton)! Et n’oubliez pas de venir partager les résultats!

Merci à Diane pour le PDF!

La poubelle pour les vieux tshirts? Plus jamais! (The Upcycled T-Shirt Blog Tour)

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« C’est juste un pull », me direz-vous, « sans rien de spécial ». Peut-être, pour l’observateur externe, ça n’a rien de spécial, mais ce pull est unique de par le fait qu’il a été construit entièrement à partir de vieux t-shirts de Monsieur. Trois t-shirts, pour être exacte.

Le projet, facile et efficace, vient du Livre The Upcycled T-Shirt de Jenelle Montilone, que j’ai été invitée à évaluer pour son Blog Tour de lancement.

 

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C’est un livre très spécial pour ceux qui, comme moi, n’ont pas le courage de jeter ou de donner des vieux tshirts, sachant qu’il est toujours possible de leur donner une deuxième vie et générer ainsi moins de déchets – pour ne pas parler de toutes les POSSIBILITÉS DE COOL qui s’ouvrent à nous.

Le bouquin inclut des tutoriels pour fabriquer des vêtements (robes, hauts, écharpes…), des accessoires (bijoux, sacs de courses), des jouets, des trucs pour la maison et même des objets utilitaires! Chaque petit morceau d’un tshirt peut être reapproprié et transformé.

Le projet que j’ai choisi s’appelle « Your New Favorite Hoodie », ou « Ton Nouveau Hoodie Préféré »

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Il s’appelle comme ça car à la base il y avait une capuche, que j’ai décidé de ne pas rajouter…

 

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Jenelle apprend au lecteur comment fabriquer du métrage de tissu avec des tshirts, mais je suis très paresseuse et j’ai préféré d’utiliser trois tshirts séparés de manière à pouvoir profiter des ourlets et finitions.

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Ces patrons sont aussi inclus dans le livre! Et ils sont très bien faits, les pièces rentrent vraiment l’une dans l’autre sans besoin de se casser la tête. J’adore la forme des manches, qui suivent la forme du bras et sont plus larges au poignet!

Pour le corps du pull, j’ai d’abord coupé les manches de mon premier tshirt; pois je l’ai plié très soigneusement en deux et j’ai épinglé le patron dessus (je l’ai laissé déplié sur la photo juste pour montrer la position, au-dessous du col). Le devant et le dos sont identiques, sauf pour l’encolure, donc j’ai tout coupé en une seule fois avec le patron du dos et recoupé l’encolure devant ensuite. Les ourlets originaux du tshirt ont bien sur été conservés!

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Pour les manches, j’ai mis mon deuxième tshirt à l’envers (je ne voulais pas que l’image sur le devant fût visible sur mon pull), encore une fois plié au milieu, et coupé les deux manches en une seule fois. Pour pouvoir profiter de l’ourlet originel, mes manches sont un peu plus courtes que le patron (ce qui est visible sur la photo ci-dessous), mais néanmoins assez longues pour moi.

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Petit détail des manches finies… Vous remarquerez que l’ourlet apparait sur l’envers, mais ce n’est pas incommode sur un produit de ce type (surtout en noir).

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J’avais originellement pensé à rajouter le hoodie (juste deux rectangles de tissu) en le coupant dans le 3e tshirt mais finalement j’ai décidé d’en utiliser juste le col blanc et de couper un morceau de tissu pour la poche.

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J’ai un peu nettoyé les coutures du col par la suite, en le coupant mieux. Je trouve plus facile de le faire après avoir cousu la pièce.

Et voilà le travail!

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Ceci est le pull sur l’envers, avec les images du 2e tshirt bien évidentes aux épaules… (ça peut être un beau détail de design selon le choix de matériel, bien sûr).

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Et moi qui essaye de démontrer mon street cred pendant que Georgette meurt de honte!

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Et ce n’est pas que de la couture qu’il s’agit ce livre: il montre également comment produire de la « laine » à tricoter avec des tshirts:

 

 

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Pour en faire des beaux tricots comme ceci, pour créer des couvertures, des écharpes, des coussins…

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La technique de coupe, très simple, est dans cette vidéo:

Pour ceux qui préfèrent, il y a un tuto en français sur cette adresse!

Je l’ai utilisée pour me tricoter un petit quelque chose l’année dernière; je vous montrerai le résultat dans un billet futur! Note: je l’ai tricoté juste avec mes doigts, sans aiguille!

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Mais Jenelle est une femme ambitieuse, qui ne se contente pas de lancer son bouquin: elle veut aussi l’immortalité. C’est pour ça qu’elle a créé le défi du Record Mondial de la Plus Grande Boule de Laine à Tshirt du Monde.

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Pour participer à ce Record Mondial, il suffit de:

– Réunir vos copains et leurs vieux tshirts, acheter quelques bouteilles (ou faire un seau de thé bien chaud) et se mettre au travail ! Ou si vous êtes un animal asocial comme moi, faites-le dans le confort de votre maison, avec votre chat qui essaye de dérouler toutes les belles pelotes que vous venez de rouler…;

– Couper autant de « laine » que vous serez disposé à donner au projet (la longueur importe peu, mais essayez de faire une largeur d’environ 3,5-4cm);

– Écrire votre nom sur vos pelotes avec une étiquette ou un marqueur permanent, pour que Jenelle puisse compiler tous les participants du Record;

– Partager votre travail sur les réseaux sociaux en utilisant les tags #TheUpcycledTshirt et #bigballoftshirtyarn.

– Envoyer vos pelotes par courier avant le 1er Octobre 2016 à:

Jenelle Montilone
PO Box 754 Bloomsbury, NJ 08804

Page principale du projet

Pour mieux connaître le livre, jetez aussi un coup d’oeil aux autres blogs participants du Blog Tour:

January 5 Amy Johnson // makermama.com
January 5 Christa Watson // christaquilts.com 

January 6 Sandi Hazlewood // craftyplanner.com
January 6 Mandy Leins // mandalei.com
January 7 – NOUS Y SOMMES!
January 8 Christopher Thompson // thetattooedquilter.com
January 8  Andrea Davis // sewtofit.com

Et finalement, n’oubliez pas de visiter également mes autres projets avec des tshirts et à cet étonnant board de Pinterest avec tous les tutos possibles et imaginables pour la récupération de tshirts !

Un chat secret

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Maintenant que la fête de Noël de ma boîte est passée je peux partager ici le cadeau que j’ai offert pour mon « Secret Santa ». La décision a été dure, car il s’agissait de quelqu’un que je ne connaissais pas bien (voire rien du tout) et les espions que j’ai « embauchés » dans la boîte n’ont pas su me dire beaucoup plus.

Mais finalement (et après 3 ou 4 débuts avortés) l’idée championne est apparue.

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Oui, c’est une trousse à crayons à forme de chat, mais non seulement: c’est une trousse à crayons à forme de chat avec des appliqués sur mesure pour que le chat ressemble comme deux gouttes d’eau à la personne à qui il allait être donné, noeud papillon inclus (oui, c’est très cool le noeud pap, comme le confirmerait le 11e Docteur).

En plus, s’agissant d’un graphiste, la trousse a été dûment approvisionnée d’un set de crayons-aquarelle, d’un petit pinceau et d’un minuscule carnet à pages blanches, qui pourront le suivre partout dans ses aventures (il paraît que les graphistes en ont énormément).

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J’ai dessiné moi-même le patron basée sur une idée qui circule sur internet depuis quelque temps et née originellement dans un magasin Etsy. Le principe de montage est le même que pour toutes les poches doublées, comme cet autre chat que j’avais fait pour moi-même il y a quelque temps. Il y a aussi un patron semblable en vente ici pour ceux qui veulent s’y essayer mais qui préfèrent ne pas avoir à appliquer de la rétroingénierie sur une idée de quelqu’un d’autre.

J'ai même rajouté une queue!

J’ai même rajouté une queue!

En tout cas ce cadeau a eu le plus grand des succès auprès de mon Secret Santa – et c’est ça qui est important. Je vais surement garder l’idée (et possiblement l’adapter) pour d’autres cadeaux dans l’avenir.

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En plus ça fait une belle impression sous un sapin de 30cm

Une autre chose très cool par rapport à ce genre de création est que ça permet d’utiliser des petits restes de tissu qui ne sont pas assez petits pour jeter et qui s’accumulent assez rapidement – sérieusement, j’ai un immense sac rempli de bouts de tissu qui fait quasiment ma taille! On ne sait jamais quand ça pourra servir…

Et vous, qu’avez-vous fabriqué cette année comme cadeau de Noël pour vos proches? Je suis toujours à la quête de bonnes idées, donc n’hésitez pas à en partager!

Et un Joyeux Noël à tout le monde!

Coudre ses jeans: yay ou nay?

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Birkin Flares – mon premier jean fait main!

Faisons semblant que je ne me suis pas absentée pendant des mois et parlons couture. D’ailleurs, je pense que nous pouvons aller encore plus loin et parler couture sérieusement: qui parmi nous a déjà pensé à coudre ses propres jeans?

Pour moi la réponse, jusqu’à il n’y a pas longtemps, était « même pas en rêve » – ça me paraissait un effort presque inutile, car le temps que ça devait prendre, et les matériaux et les connaissances que ça exigerait, finiraient par rendre le produit final trop cher, sans une garantie de vraie qualité à la fin – nos pauvres machines familiales ne pourraient jamais rendre un si bon résultat que ceux des vraies machines lourdes utilisées dans l’industrie.

En plus, la plupart des patrons de jean faits par des créateurs indépendants ne me plaisait pas, ressemblant pour la plupart à ce que les américains appellent des « Mommy Jeans » – càd des jeans qui vous font un cul gros et plat en même temps et qui ne mettent rien ni personne en valeur. Donc, pourquoi avoir tout ce travail pour un produit final qui ne serait même pas flatteur?

Mais tout change, et ça aussi a changé, quand j’ai vu l’appel aux testeurs pour les Birkin Flares de Lauren Dahl – vous savez, la créatrice de mon cour de patronnage adoré, Pattern Workshop (que je continue de recommander pour ceux et celles qui veulent apprendre à créer ses patrons de couture sur ordi sans un logiciel spécifique et sans trop se casser la tête – et la banque).

J’aime beaucoup les pantalons patte d’éléphant, qui équilibrent mon gros derrière, et connaissant la didactique de Lauren j’ai décidé de me lancer – et je ne le regrette pas, même avec les petites difficultés que j’ai rencontrées.

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La plus grande de ces difficultés, et qui est à peu près visible sur la photo ci-dessus (je n’ai pas encore fait des photos des détails) c’était avec la surpiqûre. Ça ne paraît pas grand-chose, mais coudre à travers plusieurs couches épaisses de tissu en suivant exactement une ligne et en respectant une distance, avec du fil épais en haut et du fil normal dans la canette, est un vrai défi; j’ai eu très mal à bien ajuster la tension de la machine; certaines lignes de surpiqûre ont dû être refaites 2 ou 3 fois, et c’est encore loin d’être parfait – surtout sur l’envers! Donc, premier conseil pour ceux qui veulent coudre leurs jeans: entraînez-vous à la surpiqûre! Leçon apprise pour mon prochain essai…

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Pour le reste, le patron est assez bien fait; les tailles ont toutes la même longueur de jambe, assez généreuse d’ailleurs, avec des lignes pour allonger ou raccourcir si c’est le cas. Grâce à ça, j’ai pu mélanger deux tailles différentes sur le devant et le dos pour accommoder mes formes sans nuire à la forme du produit final. Les instructions (en anglais) sont claires et bien illustrées.

Une autre chose marrante à faire c’était d’installer des rivets et un bouton de jean – ce que je n’avais jamais fait avant et que je suis contente d’avoir découvert! Les instructions pour ce faire ne sont pas incluses dans le patron, vu que chaque type de rivet (et chaque pays) demande une méthode différente, mais Lauren a créé des vidéos qui montrent la technique basique pour le faire. Les rivets que j’ai achetés en mercerie venaient avec une sorte de pince qui aidait à bien aligner le devant avec l’arrière – mais il faut quand-même utiliser un marteau pour finir le travail!

En conclusion, OUI, il peut valoir la peine de coudre ses jeans, du moment où l’on est disposé à bien prendre son temps pour réaliser chaque étape avec soin et à s’exercer sur des morceaux de tissu pour les tâches qu’on ne connaît pas encore bien: notamment la surpiqûre! J’étais un peu pressée pour finir le test à temps et donc ma paire n’est pas encore parfaite, mais pour la prochaine j’espère bien expérimenter avec les réglages de ma machine et résoudre les petits soucis d’ajustement sur le corps que je suis encore en train de découvrir à l’utilisation du jean.

Si vous voulez essayer votre main sur le même modèle que moi, rendez-vous à Baste + Gather – ce patron devra être lancé dans quelques jours! Et il viendra accompagné également de versions pour des jeans skinny, coupe droite, et plusieurs types de braguette (n.b.: je ne gagne rien avec cette annonce, j’ai juste aimé le patron).

Personnellement, je suis très contente d’avoir enfin franchi ce pas et ça me tarde déjà de commencer à expérimenter avec des décorations en surpiqûre sur les poches arrière et différents types de traitement du tissu – décolorations, usures calculées, déchirures stratégiques…

Alors, qui est partant?