Depuis quelques années – beaucoup même, il faut dire – j’avais du mal à trouver un sac passe-partout: assez grand pour tenir mon bordel mais assez petit pour ne pas être encombrant, confortable à transporter (y inclus à vélo), informel mais pas autant que ça m’empêche d’aller à un restaurant un peu plus huppé et, si possible, un peu originel. Finalement, pendant ces bénies vacances de Noël 2013, j’ai pris le courage d’en faire un à la mesure de mes exigences. En voici le résultat:
Le Sac Rapetou, inspiré par une photo que j’avais déjà publiée ici mais en mieux, car bien plus pratique. D’abord, il se transporte en bandoulière/comme un sac à dos, ce qui est parfait pour laisser les mains libres (je n’ai jamais compris comment les autres femmes arrivaient à équilibrer leurs sacs à poignées courtes sur les épaules sans que ça glisse et emmerde les mouvements tout le temps) et aussi pour le vélo.
Ensuite, l’ouverture ne se fait pas par le haut comme un sac à papier (il n’y a pas d’ouverture en haut, c’est purement une impression décorative), mais par une fermeture invisible intelligemment installée sur le côté:
Une de mes exigences c’était que ça puisse contenir un bouquin: voilà, ça c’est fait!
En outre, j’ai rajouté non pas une, ni deux, mais trois poches pour séparer le petit bordel du gros: l’une boutonnée sur l’arrière et deux dedans (l’une avec une fermeture éclair et l’autre ouverte).
La poche arrière (que j’utilise surtout pour mes clés) est en plus toute mignonne avec son pli, et doublée du même tissu utilisé pour la doublure du sac, dont voici la vision intérieure:
À droite nous voyons la poche fermée par fermeture éclair et à gauche celle ouverte (bien pour le téléphone, rouge à lèvres, mouchoirs, etc). Le tissu de la doublure, vous l’aurez reconnu, c’est le même plan de New York utilisé pour la pochette à laptop que j’ai montrée récemment (il m’en restait un bon morceau et c’était pas mal pour un sac vu qu’il s’agit d’un tissu d’ameublement).
Le haut du sac a été fait en une piece séparée et cousu à la main au corps. La bande en cuir qui « ferme » le sac cache un peu la misère… j’ai également rajouté du faux cuir sur le sangle (grâce à une aiguille spéciale « cuir » pour la machine que j’ai acheté en mercerie), brodé le $ à la machine avec un double zig-zag (fait pour tissu élastique) et, bien sur, thermocollé le tissu extérieur pour donner de la fermeté au sac.
Ce n’était pas exactement un projet difficile, mais c’est assez détaillé et il faut être bien conscient de ce qu’on est en train de faire, car les étapes doivent être suivies dans l’ordre exact. Ça m’a pris presque une journée entière de travail.
Je suis contente d’avoir attendu tout ce temps pour m’y lancer, car le projet a bien muri dans ma tête et je disposait des connaissances nécessaires pour le mener à bout. Qu’en pensez-vous?