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Nouveau cours…

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Je pense que je ne vous ai pas dit vu que c’est arrivé pendant la période dans laquelle le blog a été (encore une fois) honteusement abandonné, mais j’ai quitté le cours de couture du centre d’animation (dommage mais ça a été une question d’argent) et me suis inscrite dans deux des Cours Municipaux pour Adultes de la Ville de Paris:

– Coupe-Couture

– Coupe à Plat-Gradation

À la différence du cours antérieur, qui nous laissait libres pour créer et faire un peu ce qu’on voulait (mais qui manquait quand-même d’un peu de discipline), ces cours-là ont une intention professionnalisante et pour cela proposent un programme (pour les deux, en gros, jupe-corsage-pantalon). Ainsi, mes créations originales se sont restreintes à mon petit chez moi.

Si le programme parait le même pour les deux cours, ils sont bien différents : alors qu’en coupe-couture on construit le patron, on fait la toile (c’est à dire une version d’essayage en tissu cheapos) et puis on construit son vêtement, en coupe à plat on donne plutôt l’emphase à la création du patron et aux plusieurs déclinaisons qu’on peut en faire: jupe de base – jupe à godets – jupe à pli plat et creux – jupe à panneaux, par exemple. On apprend aussi à mesurer proprement une « cliente » et à ajuster la toile à son corps. On nous montre également comment modifier le patron pour différentes tailles. Par contre, on ne construit pas de vêtement.

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Toile de la jupe de base (coupe à plat)

J’aperçois déjà les résultats de ces cours dans mes petites créations quotidiennes : je fais plus attention à ce que je fais, je comprends mieux le tissu, je soigne mieux les finitions… et dès que je trouve un peu de temps, je veux essayer les déclinaisons qu’on apprend au cours de coupe à plat à mes propres mesures et sur mon propre corps, avec les tissus que je ne cesse pas d’accumuler même si j’ai rarement le temps de m’asseoir devant la machine.

Bref, je les recommande vivement pour tous ceux et celles vivant en région parisienne. Il faut juste faire attention aux dates d’inscription et savoir que ces cours sont assez disputés, on doit passer un examen d’admission pour la sélection… (rien de super compliqué mais bon!)

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Jupe de base presque finie (coupe-couture)

Ma soeur jumelle

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Je voudrais commencer ce billet en vous racontant que j’était toute contente car j’avais enfin fini la construction d’un mannequin à mes mesures qui avait été commencée en septembre et, tout comme ce blog, a subi plusieurs interruptions jusqu’à sa conclusion, qui est finalement arrivée hier (le mannequin, pas le blog). Je me suis pourtant aperçue que j’étais entièrement incapable de retrouver les photos du processus de construction du mannequin, du coup je ne vous laisserai, pour l’instant, qu’avec des images de la chose finie :

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Et une petite explication: Le mannequin est fait avec du « ruban de réparation » (ce que les américains appellent le duct tape) enroulé en trois couches autour de mon petit corps de manière à en retenir la forme. On le retire, on le rembourre avec des flocons de mousse, on fait un pied (ou on le laisse flottant, avec un cintre pour faciliter le rangement pour ceux qui ont de la place dans leurs placards), on le recouvre en tissu.

En racontant comme ça ça a l’air simple mais ça prend beaucoup de temps et surtout il faut avoir un aide patient et de confiance (vu qu’il faut se mettre quasiment à poil pour la construction).

le tuto, je l’ai trouvé ici et, pour la couverture en tissu, je me suis servie de celui-ci (les deux en anglais, mais on m’a dit que Google Translate fonctionne de mieux en mieux si vous voulez essayer). J’écrirai bientôt un article avec les étapes de construction de la couverture à partir d’une vieille chemise – ces photos-là, je les ai…

La base a été construite par ce cher monsieur Tites Mains à partir de matériaux récupérés dans la rue:

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Un tube en carton, une tige de bois, une petite planche, des L et des vis et voilà le travail. De cette manière  le mannequin (faut encore que je le baptise…) est à ma taille et il servira aussi pour ajuster la longueur des jupes avec exactitude.

Donc voilà, je suis bien anxieuse pour commencer à m’en servir ! C’est une idée que j’avais vu sur internet il y a bien d’années et c’est fantastique de la voir enfin concrétisée.*

*Je tiens à remercier à M. Tites Mains d’avoir été si patient et généreux…

Vamos a la playa !

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(English-speaking readers : this same tutorial can also be found here)

Nous partions en Normandie en deux jours (nous sommes en aout, les parisiens sont programmés pour faire ça et on n’y peut rien) et je n’avais SIMPLEMENT RIEN À ME METTRE !!! Enfin, si, mais c’était les mêmes robes faites à partir de t-shirts qui sont déjà apparues un nombre excessif de fois sur mes photos de vacances.

En outre, notre dernier séjour en Italie sous une chaleur de 35º (and counting) m’avait fait promettre à moi-même que j’inventerais la robe de plage la plus fraiche du monde, dans un moment qui me fait bien penser à Scarlet O’Hara qui mange des radis encore couverts de terre (dans mon cas, c’était une bouteille d’eau à 8€ dans une plage privée).

Je n’avais pas beaucoup de temps (et il fallait aussi que je finisse mes tâches au boulot avant de pouvoir penser à partir) mais finalement, dans cette grosse boite de Pandore qui est ma malle de couture, l’espoir s’est révélé sous la forme d’une petite robe fleurie en coton très léger que j’avais inexplicablement acheté il y a au moins cinq ans et qui n’avait jamais été mise vu que ça me fait grossir 20kg et vieillir 20 ans. Elle ressemblait à ça:

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Il faut dire que ça fait un bon moment que je suis des blogs d’upcycling, c’est-à-dire qui traitent de la transformation de fringues moches en fringues plutôt sympa. Vous pouvez voir des exemples ici et ici. Je n’y avais jamais fait grand-chose à part mes transformations de t-shirts et la curiosité d’essayer me mordait. Ainsi, j’ai profité de ma pause midi pour voir qu’est-ce qui pourrait être fait… (sinon pour ceux qui se demandent j’ai mangé du ramen)

Ayant mis la robe, j’ai essayé d’imaginer qu’est-ce qu’elle pourrait devenir. Le patron choisi est extrêmement simple, mais je trouve qu’il fonctionne bien – juste une jupe avec deux triangles pour le buste et une seule bretelle sur la nuque. Cette forme a l’avantage de pouvoir être appliquée à n’importe quelle horrible robe que vous pouvez avoir chez vous du moment où le tissu est chouette. On passe au tuto? (cliquez sur les photos pour les voir en grand)

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1. D’abord, il faut séparer vos pièces. J’ai coupé la jupe juste au-dessous de la poitrine; j’ai aussi retiré le col.

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2. Pour les pièces du bustier, pliez le haut de la robe en deux, épinglez et coupez un rectangle aussi grande que possible. La largeur totale de la partie inférieure des deux pièces doit égaler (ou, de préférence, surpasser un peu) la mesure de la pièce frontale de la jupe – c’est-à-dire, les triangles doivent aller d’une couture de côté à l’autre, avec un peu de superposition au milieu. S’ils sont encore plus larges c’est mieux car vous pourrez les froisser légèrement au centre pour créer du volume; tel n’était malheureusement pas mon cas.

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3. Ma robe était originellement une robe-chemise, avec des boutonnières sur le devant. Vous pouvez les garder si vous le préférez, mais je voulais une robe aussi légère que possible. Coupez donc les bandes des boutonnières, en les conservant entières – on va en utiliser une pour la bretelle du dos. Ça c’est une bonne idée car elles sont déjà bien finies et tout. Si vous voulez garder les boutonnières, je suggère couper la partie inférieure du col pour la bretelle ou en refaire une avec le tissu qui reste ou un autre matériau de votre préférence.

Avant de fermer la jupe, nous allons finir le dos ; c’est bien plus facile de coudre une pièce ouverte…

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4. Pliez le bord de la piece du dos 1cm sur l’envers du tissu; épinglez et cousez, en laissant les extrémités ouvertes pour passer l’élastique. Vous pouvez voir sur la photo que la robe avait déjà des élastiques, mais elles étaient toutes courtes et de toute façon la robe était trop grande pour moi. Pour l’instant faites juste la coulisse; l’élastique sera insérée à la fin.

J’ai utilisé un morceau d’élastique plat d’environ 20cm d’une couture de côté à l’autre, ce qui a aidé à bien tenir la robe sur le dos. Cette technique permet aussi de garder la largeur originelle de la robe pour qu’elle puisse être simplement enfilée sans besoin d’une fermeture éclair (ce qui n’est pas un mot qu’on aime associer à la plage !).

Fermez ensuite la partie devant de la robe avec une couture droite.

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5. Faites un petit ourlet sur tous les côtés des pièces du buste. Superposez légèrement (2-3cm) les deux pièces et mesurez la largeur totale, en la comparant avec la mesure de la taille du devant de la robe. Comme expliqué antérieurement, il faut que les triangles aillent d’une couture de côté à l’autre; s’ils sont trop larges, il suffit de faire un pli ou des fronces au milieu, ce qui aidera à créer du volume; s’ils sont trop petits, il faudra tricher sur la jupe. C’était mon cas : j’ai ainsi créé une petite diagonale sur la couture avant de la jupe, en diminuant la mesure de la taille de quelques centimètres.

Puis épinglez et cousez les triangles en place. Vous voyez la légere superposition des pieces sur la photo. On est presque finis là !

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6. Insérez l’élastique dans la coulisse et fermez-en les deux côtés. Maintenant il ne manque qu’à ajuster la bretelle…

Cousez une des extrémités de la bretelle (voir étape 3) sur la pointe d’un des triangles ; enfilez la robe et marquez la mesure de l’autre extrémité pour la fixer. Si vous préférez, vous pouvez aussi fixer une bretelle sur chaque triangle pour les attacher au dos avec un noeud. C’est tout! Cette robe ne m’a pas pris plus de deux heures au total (peut-être un petit peu plus mais j’ai beaucoup, beaucoup expérimenté avec des variations avant d’arriver au procédé décrit ici) et je suis bien anxieuse de l’essayer à la plage !

Et voici encore quelques images du produit fini…

Le dos avec la bretelle, tenu par l’élastique

 

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Sur le côté; la jupe est assez large pour des fins de ventilation

Et encore une autre photo du devant

Je ne suis pas bien habituée à écrire des tutos, donc n’hésitez pas à me contacter ou laisser des commentaires si vous avez des doutes… et dites-mois qu’est-ce que vous en pensez, bien sur !

Un retour timide, une robe m’as-tu-vu

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EDIT: For the English-speaking crafters getting here through Reddit, here’s the link to the dress tutorial in English: http://www.cutoutandkeep.net/projects/two-color-tee-dress

EDIT2: Non seulement je suis sur REDDIT BABY ! comme la robe a été « featured » (mise en évidence) chez CO&K. Cool !

Coucou lezami,

C’étaient six mois fous et horribles de manière générale, excepté par les petits voyages avec mon chéri qui ont été excellentes. Je passe par là vite fait pour laisser quelques photos et un tutoriel (écrit par moi-même au moins) pour encore une autre robe faite à partir des vieux t-shirts de Monsieur. Ce n’est pas encore un retour triomphal mais pour l’instant on se contentera de ça.

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La robe est faite à partir de deux t-shirts grande taille. J’ai transféré mes mesures sur le t-shirt jaune, en les réduisant de 3cm de chaque côté; puis, ces 3cm (plus une petite aisance) ont été dessinés sur le t-shirt noir.

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La partie supérieure sont les deux manches du t-shirt noir (une devant, une arrière), avec un fil de fronce passé au milieu de celle de devant. Les latérales ont aussi été froncées vu que la partie devant est plus large que celle arrière. Les bretelles sont simplement l’ourlet des manches du t-shirt jaune.

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La partie inférieure du gousset a été coupée en triangle pour créer une jupe plus ronde et moins proche du corps.

Le lien vers le tutoriel complet (en anglais, mais très riche en photos) est : http://www.cutoutandkeep.net/projects/two-color-tee-dress

encore une fois…

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… et en très peu de temps en plus, je devrai m’excuser de mon absence. J’étais beaucoup trop occupée en train de devenir orpheline. Heureusement ce genre de chose n’arrive qu’une fois dans la vie (pour chaque parent) et j’ai déjà eu mon quota. Je comprends mieux quand on me dit que je suis en avance par rapport à ma génération.

De toute manière, il reste encore beaucoup de choses à régler et la couture reste en deuxième plan, et l’écriture en troisième ou encore moins. Du coup il n’y a pas encore de prévision de retour mais j’en ai bien envie.

Voili, voilà, restez habillés et ne disparaissez point. Je reviendrai bientôt.

 

Pas froid dans le dos

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Connaissez-vous le site FitzPatterns? Si ce n’est pas le cas, allez-y IMMÉDIATEMENT (je vous attendrai ici)! Ce site australien propose des patrons de couture très simples – même pour les totales débutantes – à un prix très intéressant ou même gratos, ce qui est encore plus intéressant. En plus, si l’on exécute un des patrons gratuits du site et que l’on en envoie une photo à la créatrice, elle nous en récompense avec un des patrons payants! Que veut le peuple?

Les explications fournies avec chaque patron sont, bien sûr, en anglais, mais il n’est nullement difficile à les comprendre avec les illustrations.

Le Katia Shrug est un exemple d’un excellent patron gratuit. Un shrug est une sorte de boléro qui couvre juste les bras et le dos. Personnellement je trouve le concept fort pratique pour les occasions où l’on n’a rien à mettre (genre TOUS LES JOURS) et qu’on aimerait bien porter une de nos robes d’été, sauf qu’il neige dehors. J’ai toute une collection de shrugs de plusieurs couleurs qui vont avec plein de vêtements originellement à manches courtes. Mais je n’avais pas un shrug adapté pour les occasions plus sociales, et c’est pour ça que j’ai téléchargé le patron du Katia Shrug et en ai fait deux versions, les deux en dentelle élastique. En voici la première:

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Il n’y a pas d’occasion plus formelle qu’un mariage. Bon, techniquement c’était un Pacs mais l’intention y était. La cérémonie a été faite fin octobre, et il ne faisait pas exactement chaud (même si cette année l’hiver est plutôt gentil). Je n’ai malheureusement pas fait de photos spéciales avec le shrug mais je crois qu’on peut un peu comprendre l’idée. La plupart des boléros vendus dans des magasins de mariage est juste horrible – trop large, sans forme, ça détruit la ligne de la robe – donc il était pressant de créer ma propre version.

Ce shrug a été doublé d’une autre couche de tissu élastique translucide pour qu’il chauffe un peu plus. La technique pour doubler ce type de pièce a été très bien expliquée ici.

La deuxième version est un peu plus compliqué car j’ai fait des modifications sur le patron (avec l’aide de ma prof de couture). Elle est moins traditionnelle et plus marrante:

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Le devant des manches a été étendu pour former une encolure, à laquelle a été ajouté un col. Celui-là se ferme par deux petits boutons (boutonnières brodées à la main) et, si on veut, un ruban de soie.

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Je trouve plus sympa sans le ruban. Voici ce que ça donne sur le dos:

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Je parlerai de cette robe verte à une prochaine occasion (oui, c’est moi qui l’a faite!).

Et, finalement, le patron du boléro modifié, plus le col:

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Ça vous a tenté? Si vous vous décidez à télécharger des patrons de FitzPatterns faites-moi voir le résultat!

Voyage dans l’espace

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Parmi les nombreux hobbies du ménage TitesMains (et une de mes passions depuis l’enfance) nous comptons l’astronomie. À cette fin nous avons acquiert un beau télescope d’occasion (sur le BonCoin, bien entendu) pour regarder la Lune et même quelques planètes à partir de notre petite terrasse.

Quand l’occasion du voyage au Brésil s’est présentée – et avec ça l’opportunité de passer quelques jours à la ferme loin de la civilisation – nous savions que le télescope devrait forcément être notre +1. Comme il serait impossible de voyager avec l’énorme boîte où il est venu, j’ai décidé de faire un sac adapté au transport de l’appareil, avec une grande poche devant pour les objectifs, manuel, barlow, adaptateur pour appareil photo etc.

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Il peut être portée à la main comme une valise ou en bandoulière sur une épaule (comme un tube d’artiste).

Il n’y a pas de patron de base – je ne crois pas que ce soit un truc facile à trouver sur internet de toute façon. J’ai simplement coupé un rectangle assez grand pour être roulé autour du tube, avec des bonnes marges sur les bords pour cranter et fixer deux cercles pour les bouts. Toutes les pièces ont été coupées trois fois: deux sur le tissu et une sur du molleton. Oui,cette petite beauté est entièrement matelassée pour protéger les verres délicats.

J’avais appris la technique pour matelasser, monter la poche et les fermetures éclair sur ce tutoriel en ligne pour un sac à dos d’enfant (j’ai commencé à le suivre pour un sac à dos, mais je ne l’ai jamais fini). Il a fallu simplement adapter les mêmes techniques à un objet cylindrique.

Fini le sac, il ne restait qu’à faire une visite sur eBay pour acheter des badges spatiaux à coller dessus… dites-moi un peu si ce n’est pas le sac le plus cool du monde (et ça a fait fureur à l’aéroport en plus!).

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Et la poche avec tout le bordel dedans:

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Coucou!

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Et c’est comme ça qu’on a pu voir le dragon sur la Lune, les anneaux de Saturne et les lunes de Jupiter…

BUSTED!

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Ça fait depuis lundi que je me promets d’écrire cet article mais bon, essayez vous aussi de finir 160 pages en deux semaines, tout en produisant un article pour une publication universitaire qui va ébranler le monde de l’art (pouvez-vous croire que ce n’est même pas payant? franchement…) et en essayant de maintenir sa routine journalière de sport . Ok, j’admets, la partie du sport est fausse, j’ai laissé tomber depuis dix jours. On va tous mourir à la fin de toute façon.

Mais pas avant que je me fasse ce sac (photo volée d'internet)

Tout ça pour dire que quelqu’un de mon cours de couture a été plus malin que moi et a trouvé mon blog seule sans maître. Donc nous allons tous dire coucou à Véronique:

Coucou, Véronique!

C’est cool, maintenant j’ai DEUX lecteurs!!!

Encore la corolle…

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Encore une petite image (que j’avais oublié d’ajouter hier) pour montrer le rond de la corolle. C’est aussi mon avatar sur le site Cut Out + Keep, duquel je crois avoir déjà parlé ailleurs… (mais si ce n’est pas le cas, allez-y!).

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Le (fantastique) corset vient d’Etsy (merci Ben!) et me fait rêver du jour où je pourrai aussi créer les miens.

La toute première jupe

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Ma prof de couture, Yvette, a un rituel de passage pour celles qui débutent à ses cours. Ce rituel s’appelle « jupe corolle ».

La jupe corolle est on ne peut plus simple: juste un demi-cercle, ou 3/4 de cercle, ou un cercle complet, avec un trou au milieu aussi grand que la taille (ça faut le calculer, tant pis pour toi si tu fuyais ton cours de math) et une fermeture éclair sur le côté gauche (le côté du chauffeur).

C’est tellement simple que chacune invente des moyens pour la compliquer un peu – on y met une doublure, on choisit des tissus à la con que la machine à coudre n’est pas capable de travailler, on y rajoute une boutonnière… La mienne est celle-ci:

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La jupe est doublée du même tissu (aujourd’hui j’aurais choisi quand-même une autre couleur…) et la doublure a reçu une bande de tulle pliée en deux (cela évite les bords coupants qui détruisent nos beaux bas de soie) et froissée, faisant une impression de tutu et créant du volume. Voici un détail:

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Au-dessus, on voit la jupe « externe », et au-dessous la doublure avec le tulle. Ce dernier a été attaché à la jupe avec un biais, pour éviter une couture inconfortable contre le corps:

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(je suis tellement paresseuse que je n’ai même pas retiré le fil de fronce, voyez-vous).

Le projet n’est pas compliqué, mais comme la couture est un art lent et détaillé, et comme en plus je n’avais pas encore de machine à coudre et juste un cours par semaine pendant la période scolaire, cette jupe m’a pris au moins quatre mois de ma vie. Mais ça a valu la peine, je pense.