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Tutoriel – Une robe pour célébrer le printemps

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Si vous êtes comme moi, vous passez des heures et des heures devant votre ordi en train de chercher des tutos, patrons et inspiration pour votre prochain projet en couture. Si vous êtes comme moi, cette activité vous prend bien plus de temps que la couture elle-même, et une bonne partie de ces projets rêvés reste pendant des semaines, des mois ou des années oublié dans un coin de vos Favoris sans jamais voir le jour.

C’est peut-être honteux, et ce temps pourrait sans doute être mieux profité, mais je préfère le considérer comme un temps dédié à la construction d’une « mémoire de la couture » dans mon inconscient. Je ne sauve pas tout ce que je vois sans penser, mais juste ce qui peut m’intéresser et que je pourrais vraiment porter dans la vraie vie; ces idées restent au fond de ma tête et, comme le vin, elles fermentent, se combinent, prennent une vie mentale avant d’éclore par mes mains. C’est ce processus qui m’a permis récemment de pondre cette sympathique robe de célébration du printemps:

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Et j’en suis assez fière ! Cette robe est une preuve du succès de mes cours de couture – je ne pense pas (étant par nature très impatiente) que j’aurais acquis toute seule la discipline nécessaire à créer un produit aussi fini.

Ma principal inspiration est venu de ce tutoriel (en anglais), qui – c’est facile à voir – est adapté à une robe de petite fille. Cela veut dire entre autre que la robe peut être enfilée par la tête sans aucune sorte de fermeture éclair, ce qui ne pourrait pas être le cas avec la mienne – au moins si je veux garder cette silhouette de sablier dont je m’enorgueillis. Mais j’aimais beaucoup cette jupe style « sac à papier« , ainsi que le fait d’avoir un haut en maille, qui embrasse la figure et est plus confortable pour tous les jours qu’un haut en tissu non-élastique plein de pinces et de plis.

Donc un jour, je séparais des fringues non-utilisées pour les donner à Emmaüs (un rituel que je conseille à tous mes lecteurs et lectrices) et je suis tombée sur ce petit haut que j’avais acheté à 1€ aux puces et qui finalement ne m’allait pas du tout:

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Oui, vous aurez remarqué qu’il ne s’agit pas du tout du même haut utilisé pour la robe. En fait, celui-là était tellement de mauvaise qualité que le tissu n’a pas supporté le processus de transformation et a du être remplacé (je n’ai pas pris le nouvel haut en photo avant de le coudre à la robe). Je vous le montre là car j’ai pris certaines photos du processus avec lui, mais aussi pour vous donner un conseil: Choisissez un haut une taille plus grande que la vôtre, au lieu d’un haut exactement à votre taille. Vous aurez besoin de quelques cm de plus sur le dos pour la fermeture éclair, et si le haut est trop juste la robe risque de devenir excessivement serrée.

Apres avoir choisi le haut et décidé le modèle de robe que je voulais faire, j’ai ouvert ma malle magique à tissus (que je n’arrive jamais à fermer car je ne suis pas le programme des 7 pas des Accumulateurs Anonymes de Matières Textiles) et j’ai cherché des tissus qui pourraient aller avec. Vu que le haut était rayé, il fallait choisir une couleur unie pour ne pas créer de conflit. J’avais un beau coupon en coton beige que le vendeur de Stop Tissu m’avait offert la dernière fois que j’y suis allée ; je l’ai donc enroulé sur le mannequin et attaché avec une écharpe pour voir l’effet :

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Et ça m’a bien plu 🙂 Pour les mesures, il fallait prendre en compte le fait que la jupe serait plissée en haut. Il y a des calculs spécifiques pour ça; pour simplifier, je vous dirai que vous aurez besoin de deux morceaux de tissu rectangulaire identiques (devant et dos) : un des côtés de ce rectangle aura la mesure de la longueur de la jupe + 5cm (dans mon cas, 70cm) et l’autre aura 1,5x la valeur de votre taille. C’est à dire qu’au total, les deux morceaux côté à côté auront 3x la valeur de votre tour de taille.

Par exemple: ma taille fait 65cm; j’y ai rajouté 2cm pour prendre en compte le volume du haut qui sera cousu à la jupe. Ainsi 67cm x 3 = 201cm. On peut ignorer le 1cm et couper simplement deux morceaux de 100cm x 70cm. Repassez-les bien, si nécessaire.

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Prenez alors un de ces morceaux et coupez-le au milieu (faisant deux morceaux de 50 x 70 cm). C’est sur cette ouverture qu’on va insérer la fermeture éclair. « Mais », me demanderez-vous, « cela ne causerait pas un problème de proportion, du fait qu’en considérant les valeurs de couture le dos deviendra ainsi plus petit que le devant? » Et moi de répondre: Non, et c’est même vachement malin comme méthode. En fait, à la création des patrons, le dos des pantalons et des jupes est normalement dessiné avec 1cm de moins (de chaque côté) par rapport au devant; cela crée une illusion d’optique qui fait croire au badaud que votre derrière est plus petit qu’en réalité.

Cousez les morceaux ensemble, en formant le corps de la jupe (le grand morceau entre les deux petits). Ma valeur de couture a été de 3cm partout. Repassez couture ouverte. Puis pliez un ourlet de 5cm vers l’envers et épinglez-le.

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Ensuite nous allons faire les plis ! Je ne saurais pas expliquer comment procéder, mais ça me parait naturel. Mes plis ont une surface de 3cm environ (ce n’est pas grave s’ils ne sont pas tout à fait identiques). Épinglez-les bien pour les maintenir sur place. La mesure finale du haut de la jupe doit être à peu près égale à votre tour de taille total (avec 5-6cm de plus pour la fermeture éclair).

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Puis, passez tout bêtement une couture droite à 4cm pour tenir le plissé en place. Cette couture sera couverte par la ceinture, ne vous faites pas de soucis…

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Fermez avec des épingles l’ouverture à l’arriere de la jupe (valeur de couture : 3cm), en laissant 22cm en haut – ce sera l’ouverture pour la fermeture éclair. Fermez en bas avec une couture droite.

La jupe est quasiment prête ; on va s’occuper ensuite du haut avant de les coudre ensemble. Enfilez le haut (ou, si vous avez un mannequin, profitez-le) et puis la jupe; fermez l’ouverture arrière et attachez-la à la bonne hauteur avec une ceinture quelconque. Vérifiez si le haut est bien mis sur le corps, sans un excès de tissu ou des plis bizarres. Souvenez-vous que nous allons encore en couper un morceau à l’arrière. Avec une épingle bien voyante, marquez sur le devant et sur le dos le point où la jupe devra tomber (très important).

DSC04401(vous voyez ici le miracle du remplacement des hauts marins)

Avant de marquer le dos, pincez-le bien au centre pour marquer la quantité de tissu qui sera retirée pour l’insertion de la fermeture éclair. Marquer ce pli avec une épingle. Puis retirez la jupe et le haut et épinglez le pli du dos de bas en haut (THE PLOT THICKENS). J’espère que ce sera plus clair avec la photo !

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Ce pli montre le matériel qui sera retiré lors de l’insertion de la fermeture éclair. Mais AVANT de couper l’ouverture, nous allons thermocoller le milieu dos, histoire de le renforcer contre la tension causé par les mouvements de la fermeture éclair. Mesurez la hauteur et la largeur du pli et coupez une bande de thermocollant à la bonne taille.

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J’ai utilisé du thermocollant « maille » ou « laine », qui est fait en tissu et infiniment plus souple que la triplure en papier que tout le monde connait. Ce n’est pas très facile à trouver mais je vous le conseille vivement (à Paris, regardez chez i.E.E.s, 10 rue de l’échiquier, ou chez Fil 2000, rue Réaumur). Un thermocollant en coton (trouvable à Toto) marcherait bien aussi ; la variété papier est à éviter.

Avant même de penser à ouvrir le dos ou à installer la fermeture éclair, nous allons coudre le haut sur la jupe; ainsi, nous garantissons que les rayures ne vont pas faire n’importe quoi. Enfilez le haut dans la jupe à la hauteur marquée et épinglez-le bien sur place. Si vous avez encore des doutes, enfilez la robe à nouveau pour être sur que la position du haut est bonne. Si tout va bien, vous pouvez passer une couture droite pour joindre les deux parties – essayez de suivre la même couture faite pour le plissé. En arrivant à l’ouverture du dos de la jupe, laissez environ 3cm de chaque côté.

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En tournant la robe à l’envers, nous constatons qu’il reste un bon morceau du haut qui ne sera pas utilisé et qui finirait pour créer du volume dans la robe; nous pouvons le couper, en laissant une bonne marge au cas où il soit encore nécessaire de faire des modifications. À la toute fin, si tout va bien, vous pourrez couper aussi cette marge, laissant juste 2-3cm au-dessous de la couture.

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Et finalement, vous pouvez ouvrir le dos afin d’insérer la fermeture…

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Nous allons utiliser ici une fermeture invisible de 60cm qui ira du haut de la robe jusqu’au milieu de la jupe à peu près. C’est cette ouverture qui nous permettra d’enfiler la robe. Nous installeront la fermeture d’abord sur le haut.

Épinglez la fermeture sur le haut en faisant bien attention aux rayures ; puis, pour être sur, bâtissez. Je ne l’ai pas fait la première fois et le résultat a tourné au désastre :

DSC04411SNIF! 😦 (j’ai tellement honte que je n’ai même pas pivoté la photo). Il a fallu défaire la fermeture et la refaire à la main.

Ensuite, avec un pied presseur pour fermeture éclair normale (pas le pied pour fermeture invisible), passez une couture bien proche des dents de la fermeture. Cela renforcera l’installation et évitera que la couture claque avec l’usage.

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Vérifiez si tout est en place et dégagez tout le matériel qui n’intéresse plus. Le haut devra être plus à vos mesures!

DSC04419(j’ai remplacé mes ciseaux depuis)

Pour l’instant, nous en sommes à cet stade:

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La suite logique est donc d’attacher la fermeture éclair sur la jupe. Ce n’est pas du tout évident, surtout sur la partie oú les deux tissus se rencontrent (le reste peut être attaché normalement).

Apres avoir testé plein de possibilités, je suis arrivée à ça: pliez la valeur de couture de la jupe et épinglez-la bien au bord de la fermeture éclair, sur le tissu rayé, et attachez-la avec un point invisible main.

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N’attachez pas la partie avec les plis ; cela donne un meilleur effet s’ils sont « indépendants ». Voici ce que ça fait sur l’envers:

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On a quasiment fini, yay ! Il ne reste que la ceinture. Il est toujours possible, bien sur, d’utiliser une ceinture quelconque en cuir, mais je préfère en faire une en tissu et la coudre à la jupe – comme ça je suis sure qu’elle restera sur place et qu’elle cachera la couture des plis. En plus, c’est très simple!

J’ai utilisé du taffetas noir qui me restait d’un autre projet, mais vous pouvez choisir n’importe quel tissu qui aille bien avec vos couleurs. Comme je suis tres feignante, j’ai utilisé la largeur même du tissu (140cm) pour la longueur de ma ceinture. S’il vous faut quelque chose de plus long, il va falloir coudre deux morceaux ou la couper dans le sens de la longueur du tissu.

J’ai donc coupé un morceau de 140cm x 16cm. J’ai thermocollé la ceinture (avec le même thermocollant maille, en noir) pour garantir qu’elle resterait bien plate sur mon ventre:

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Puis je l’ai pliée en deux dans le sens de la longueur et cousue tout autour, endroit contre endroit, sur une valeur de couture de 1cm et en laissant 10cm pour la retourner. J’ai fait une finition en pointe, mais elle pourrait très bien être droite; faites comme vous le trouvez mieux.

Ensuite retournez le « tube » obtenu, pliez la valeur de couture de l’ouverture vers le dedans, repassez pour bien aplatir la ceinture et surfilez. L’effet sera à peu près ceci :

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Si vous préférez, surfilez de tous les côtés. Je n’ai pas eu envie de le faire.

Enfilez une dernière fois la robe pour marquer la position de la ceinture. Elle doit couvrir la couture au milieu des plis et tenir bien droite du devant à l’arrière. Épinglez.

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Il suffit alors d’attacher la ceinture à la jupe avec des petits points invisibles sur plusieurs endroits tout le long, s’arrêtant à 0,5cm de la fermeture éclair. Et votre robe est prête ! Je vous laisserai avec quelques photos sur le mannequin, en attendant d’avoir une opportunité de la mettre moi-même pour la défiler dans les rues…

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Comment lire un patron du commerce – Partie 1b (Modifications)

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Vous souvenez-vous de la robe Burda 7460 que je vous ai montré au dernier billet?

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Je n’ai malheureusement pas des photos du processus de construction ni de la toile, mais je veux vous expliquer comment j’ai fait les modifications sur le patron originel. Voici la robe suggérée par Burda:

burdaWHO WORE BETTER?

Bon. J’ai suivi les instructions du patron (avec les petites modifications montrées sur l’article précédent) et j’ai construit ma toile. Mais en l’essayant, je ne me sentais pas confortable dedans. La robe est en fait bien plus serrée sur les hanches qu’elle le parait sur la photo (ce n’était pas un problème du choix de la taille, vu que j’ai même du la réduire au niveau des hanches). J’ai voulu donc l’augmenter à ce niveau et créer une ligne plus flatteuse sans modifier le haut. J’ai pris papier et crayon et commencé à esquisser…

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J’ai d’abord pensé à insérer des goussets sur les coutures de côté. Je ne l’ai pas testé, mais je pense que ça aurait donné un effet bizarre – la robe serait « triangulaire » sur le devant et proche du corps sur les côtés. Ce que je voulais était une forme plus arrondie, comme celle de la jupe corolle. L’idée des goussets était bonne, mais il fallait les distribuer par toute la jupe. Mon dessin suivant était donc celui-là:

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À droite vous voyez (en portugais, hohoho) la mesure de l’ourlet tel qu’il était prescrit par Burda (99cm) et, au-dessous, la mesure désirée (130cm). Pour avoir cette valeur, j’ai tout bêtement mesuré le bas d’une autre robe que je possédais et qui avait la forme que je voulais.

La robe Burda étant composée de 6 pièces (un devant, un dos et 4 pièces de côté), les goussets pourraient être insérés dans les coutures entre ces pièces – un total de 6 goussets.

J’avais donc 30cm (ouais, j’ai laissé tomber 1cm, allez vous en plaindre au nouveau pape) à partager entre 6 goussets, un compte pas du tout difficile à faire.

Les goussets sont des simples pièces triangulaires qui rajoutent graduellement de la largeur à la jupe. Pour créer une ligne harmonieuse, leur insertion commence à la hauteur des petites hanches – càd à environ 10cm au-dessous de la taille. La robe est donc bien ajustée jusqu’à cette hauteur, puis elle commence à s’ouvrir. C’est une excellente méthode pour cacher les culottes de cheval et assouplir la ligne des fesses et hanches fortes. J’ai profité pour les faires dans un tissu différent pour créer de la variété sur la robe.

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Finalement, après avoir construit la robe définitive selon toutes ces modifications, j’ai senti qu’elle n’était pas bien ferme au niveau de la poitrine (l’immense noeud papillon y a sans doute contribué). J’ai donc rajouté une bretelle qui passe autour du cou. Malheureusement, il ne me restait pas assez de tissu pour faire deux bretelles, ce qui aurait été préférable – la robe fait encore des petits plis sur le dos. Ma prof de couture a suggéré d’ajouter des petites baleines pour éviter cet effet, mais je n’ai pas essayé.

Voici une image du dos de la robe:

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Ça a été un projet marrant et qui n’a pas pris énormément de temps (la robe n’est même pas doublée, la partie la plus compliquée est l’insertion de la fermeture invisible…). En plus, les modifications m’ont permis de vraiment approprier le patron, en faisant de lui une création tout à fait originale! Alors, qu’attendez-vous pour essayer?

Comment lire un patron du commerce – Partie 1

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Et voilà finalement un article que j’avais promis à une lectrice depuis un moment…

J’ai essayé des patrons du commerce un certain nombre de fois dans ma vie. Il faut dire avant tout que même les patrons dits « faciles » dépendent quand-même d’une certaine connaissance en matière de couture pour que le vêtement puisse bien aboutir – il est toujours conseillé de savoir installer une fermeture éclair (qu’elle soit visible ou invisible), coudre des tissus stretch ou faire des ourlets invisibles à la main.

Mais rassurez-vous: il ne s’agit pas des habilités de l’autre monde ! Ma suggestion est de les pratiquer « à blanc » avant de vous essayer sur le vrai tissu et risquer de gâcher votre création. En attendant que je fasse des tutos spécifiques pour chacune de ces techniques (ce qui, vu mon taux de publication, parait loin d’arriver), voici un site en français avec d’excellentes ressources et des explications détaillés: http://www.coupecouture.fr/.

Revenons donc aux patrons du commerce. Je les classifie en trois types : Les patrons tout court, les patrons de revues et les patrons téléchargés d’internet. Burda, par exemple, en en propose les trois types*.

*AVIS DE NON-RESPONSABILITÉ: Je n’ai jamais acheté un magazine Burda (en général je ne suis pas trop fan des modèles qu’ils proposent), j’en parlerai donc de manière générique basé sur d’autres magazines de couture.

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1. Les regles d’achat

Les patrons du commerce viennent dans une enveloppe comme celle de l’image. Ils peuvent être achetés à certaines merceries (Toto, par exemple) ou sur internet. Les prix varient de 6 à 20 euros selon des critères que je ne comprendrai jamais (les patrons Vogue, par exemple, sont pour moi les plus magnifiques, mais aussi les plus chers, et j’attends donc d’être un peu plus versée dans les arts de la couture pour m’en faire plaisir). L’avantage des patrons Burda c’est que pour un même prix vous avez deux ou plus variations d’un même modèle pour le prix. 

L’enveloppe montre plusieurs informations utiles sur le patron qu’il contient. D’abord, le niveau de difficulté (chez Burda, ils sont 4). Dans ce cas spécifique, j’avais été invitée à un mariage, je n’avais rien à me mettre dessus et j’étais débutante en couture; j’ai donc choisi un modèle classé « Facile », mais assez mignon quand-même. Nous avons ainsi la REGLE No 1 : Choisir un patron conforme à votre niveau en couture.

Nous voyons également ici le dessin technique des différents variations (qui nous montre, par exemple, que le modèle C est composé de pièces séparées pour le haut et la jupe, et qu’il va falloir faire face à une FERMETURE INVISIBLE) et les tailles dans lesquels le patron se décline : ici, de 32 à 44. REGLE No 2 : Choisir la bonne taille.

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Avec les deux premières règles, nous réduisons déjà le nombre de nos options. Mais regardons ensuite sur le dos de l’enveloppe: le tableau en haut montre la quantité de tissu dont vous aurez besoin par rapport à votre taille et la largeur du tissu (114 ou 140cm) et, à gauche, les types de tissu recommandés pour garantir le visuel vu sur les photos. Ce qui nous amene à la REGLE No 3 : Choisissez un tissu avec lequel vous pourrez travailler. Pour les débutantes donc, des tissus pas trop fins, sans stretch et sans motifs qui demanderaient des raccords (damier, rayé, vichy, etc.). Si le patron demande des tissus plus compliqués que ça, il vaudrait mieux d’en choisir un autre modèle pour éviter des frustrations.

En bas, à droite, nous avons à nouveau les dessins techniques avec l’indication de la longueur taille-ourlet et du tour de l’ourlet. Si vous voulez une robe plus longue ou plus large, il faudra choisir un autre modèle ou modifier celui-là (je vous montrerai ma solution sur un autre article).

Je suggère aussi une REGLE No 4 : Construire toujours une toile (cad, une sorte de « maquette » de la robe en toile de coton cheap) pour être sur de pouvoir bien suivre le processus sans découvrir, après avoir coupé toutes les pièces, qu’il aurait fallu rajouter deux centimètres pour la couture.

Le côté gauche du tableau inférieur montre d’autres informations intéressantes. D’abord, les articles de mercerie dont vous aurez besoin pour créer la robe (dans ce cas, de la triplure – cad du thermocollant rigide – et une fermeture éclair invisible de 40cm). Ainsi donc, nous avons la REGLE No 5 : Réunissez tout le matériel nécessaire avant de commencer. Si vous achetez le patron en mercerie, profitez pour prendre aussi les autres articles et peut-être meme le tissu dans la quantité indiquée – et n’oubliez pas le tissu pour la toile !

2. Interprétation

En arrivant à la maison, vous ouvrez le paquet, avide de vous mettre à l’oeuvre, mais vous vous voyez devant d’immenses feuilles de papier de soie hyperfin couvert de lignes qui ne semblent pas faire du sens.

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Pas tout à fait ça mais presque. La photo vient d’ici vu que mon patron est coupé depuis fort longtemps.

Ce sont les différentes pièces qui constituent la robe et ses variations, avec toutes les tailles. Ces pièces sont numérotées; elles ne sont pas toutes nécessaires pour toutes les variations contenues dans la même enveloppe. Pour savoir quelles sont les pieces dont vous aurez besoin, il faut consulter la feuille d’instructions (qui heureusement n’est pas en papier de soie!) contenue dans l’enveloppe:

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J’ai choisi le modèle B (celui avec l’énorme noeud papillon devant), et j’aurai donc besoin des pièces 1-9. Faites aussi attention au nombre de fois où il faut couper chaque pièce; certaines seront coupées « au pli ».

Profitez de ce moment pour lire soigneusement toutes les instructions de construction pour être sure que vous serez capable de les suivre.

Le prochain pas sera de tout déplier et de chercher le tableau ci-dessous:

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Il s’agit du tableau détaillant les règles de Burda pour établir les tailles de ces modèles. On verra ci-dessous comment faire des modifications au cas où vous n’appartiendrez pas totalement à une de ces tailles (c’est le cas pour presque tout le monde d’ailleurs). Pour l’instant, choisissez la taille correspondante à votre mesure la plus forte – les hanches ou la poitrine, par exemple – vu qu’il est plus facile d’enlever des centimètres une fois la robe coupée que d’en ajouter.

À droite, il y a d’autres instructions pour la coupe et le montage. Il est extrêmement important de savoir si les coutures ont déjà été ajoutées au patron ou pas (dans ce cas, il faut les ajouter).

Apres avoir choisi sa taille, il faut la repérer dans la feuille. Chacune des tailles y est symbolisé par un type de ligne pointillée:

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Avec un crayon de couleur, tracez sur la ligne qui vous convient pour qu’elle soit bien visible.

3. Modifications

Mes mesures sont extrêmement hétérogènes: j’ai une poitrine 38, une taille 36 et des hanches 40.  Il y a dans ce cas deux options: soit vous construisez le vêtement normalement selon la taille la plus grande et vous faites les modifications après, soit vous modifiez directement le patron avec des traits reliant les différentes tailles, comme dans l’exemple ci-dessous:

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Les hanches sont tracées en taille 40; j’ai graduellement diminué cette mesure pour aboutir au tracé de la taille 36 à la taille, en l’augmentant à nouveau jusqu’à 38 pour la poitrine. Il est très important de ne pas faire des modifications trop brusques; il faut que ce soit bien graduel et organique.

4. Coupe

Ayant tracé votre taille, c’est le moment de la couper. Comme vous voyez dans l’image ci-dessus, je n’étais pas certaine de ce que je faisais, et j’ai donc simplement coupé sur la ligne de la taille la plus grande et plié le patron vers l’arrière;  comme ça, si la taille n’avait pas été bien choisie ou si mes modifications s’avéraient inappropriées j’aurais eu la chance de revenir en arrière. Un autre avantage est de pouvoir réutiliser le patron pour des gens ayant des mesures différentes des miennes.

Si vous désirez préserver votre patron encore davantage, voici deux idées:

1) Le retracer, sans couper, à l’aide de votre roulette (ou mieux, de papier calque) sur un papier séparé;

2) Le thermocoller et le couper ensuite.

Il est arrivé le moment de couper votre toile/tissu ! Une des feuilles aura les diagrammes suivants:

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Il s’agit, en bas à droite, des tableaux de coupe. Ils indiquent comment doivent être positionnées vos pièces sur le tissu pour obtenir une coupe à la fois correcte et le plus économique possible. Il est très important de suivre ces indications et de faire très attention au droit fil du tissu (càd le sens parallèle à la lisière, qui est la bordure moche de ce dernier). La ligne pointillée à gauche de chaque tableau indique le pli – le tissu sera plié en deux pour que les pièces qui doivent être coupées 2x soient rigoureusement pareilles, et pour que les pièces posées « au pli » (souvent, le milieu devant) soient parfaitement symétriques.

Pliez le tissu endroit sur endroit, épinglez les pièces dessus dans la position indiquée (d’habitude je vérifie le droit fil avec une règle et une équerre), transférez des deux côtés tous les traits, pinces et autres repères avec une roulette et du carbone, calculez une valeur de couture d’au moins 1,5-2cm et, finalement, coupez. Ça fait peur, hein? Puis il sera question de suivre les instructions du paquet pour construire la toile, l’essayer, la corriger et, enfin, se lancer dans la construction de la robe elle-même…

Voici une photo de la mienne pour vous faire envie… je vous raconterai dans un prochain billet comment j’ai décidé et réalisé mes modifications.

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Ma soeur jumelle

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Je voudrais commencer ce billet en vous racontant que j’était toute contente car j’avais enfin fini la construction d’un mannequin à mes mesures qui avait été commencée en septembre et, tout comme ce blog, a subi plusieurs interruptions jusqu’à sa conclusion, qui est finalement arrivée hier (le mannequin, pas le blog). Je me suis pourtant aperçue que j’étais entièrement incapable de retrouver les photos du processus de construction du mannequin, du coup je ne vous laisserai, pour l’instant, qu’avec des images de la chose finie :

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Et une petite explication: Le mannequin est fait avec du « ruban de réparation » (ce que les américains appellent le duct tape) enroulé en trois couches autour de mon petit corps de manière à en retenir la forme. On le retire, on le rembourre avec des flocons de mousse, on fait un pied (ou on le laisse flottant, avec un cintre pour faciliter le rangement pour ceux qui ont de la place dans leurs placards), on le recouvre en tissu.

En racontant comme ça ça a l’air simple mais ça prend beaucoup de temps et surtout il faut avoir un aide patient et de confiance (vu qu’il faut se mettre quasiment à poil pour la construction).

le tuto, je l’ai trouvé ici et, pour la couverture en tissu, je me suis servie de celui-ci (les deux en anglais, mais on m’a dit que Google Translate fonctionne de mieux en mieux si vous voulez essayer). J’écrirai bientôt un article avec les étapes de construction de la couverture à partir d’une vieille chemise – ces photos-là, je les ai…

La base a été construite par ce cher monsieur Tites Mains à partir de matériaux récupérés dans la rue:

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Un tube en carton, une tige de bois, une petite planche, des L et des vis et voilà le travail. De cette manière  le mannequin (faut encore que je le baptise…) est à ma taille et il servira aussi pour ajuster la longueur des jupes avec exactitude.

Donc voilà, je suis bien anxieuse pour commencer à m’en servir ! C’est une idée que j’avais vu sur internet il y a bien d’années et c’est fantastique de la voir enfin concrétisée.*

*Je tiens à remercier à M. Tites Mains d’avoir été si patient et généreux…

Vamos a la playa !

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(English-speaking readers : this same tutorial can also be found here)

Nous partions en Normandie en deux jours (nous sommes en aout, les parisiens sont programmés pour faire ça et on n’y peut rien) et je n’avais SIMPLEMENT RIEN À ME METTRE !!! Enfin, si, mais c’était les mêmes robes faites à partir de t-shirts qui sont déjà apparues un nombre excessif de fois sur mes photos de vacances.

En outre, notre dernier séjour en Italie sous une chaleur de 35º (and counting) m’avait fait promettre à moi-même que j’inventerais la robe de plage la plus fraiche du monde, dans un moment qui me fait bien penser à Scarlet O’Hara qui mange des radis encore couverts de terre (dans mon cas, c’était une bouteille d’eau à 8€ dans une plage privée).

Je n’avais pas beaucoup de temps (et il fallait aussi que je finisse mes tâches au boulot avant de pouvoir penser à partir) mais finalement, dans cette grosse boite de Pandore qui est ma malle de couture, l’espoir s’est révélé sous la forme d’une petite robe fleurie en coton très léger que j’avais inexplicablement acheté il y a au moins cinq ans et qui n’avait jamais été mise vu que ça me fait grossir 20kg et vieillir 20 ans. Elle ressemblait à ça:

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Il faut dire que ça fait un bon moment que je suis des blogs d’upcycling, c’est-à-dire qui traitent de la transformation de fringues moches en fringues plutôt sympa. Vous pouvez voir des exemples ici et ici. Je n’y avais jamais fait grand-chose à part mes transformations de t-shirts et la curiosité d’essayer me mordait. Ainsi, j’ai profité de ma pause midi pour voir qu’est-ce qui pourrait être fait… (sinon pour ceux qui se demandent j’ai mangé du ramen)

Ayant mis la robe, j’ai essayé d’imaginer qu’est-ce qu’elle pourrait devenir. Le patron choisi est extrêmement simple, mais je trouve qu’il fonctionne bien – juste une jupe avec deux triangles pour le buste et une seule bretelle sur la nuque. Cette forme a l’avantage de pouvoir être appliquée à n’importe quelle horrible robe que vous pouvez avoir chez vous du moment où le tissu est chouette. On passe au tuto? (cliquez sur les photos pour les voir en grand)

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1. D’abord, il faut séparer vos pièces. J’ai coupé la jupe juste au-dessous de la poitrine; j’ai aussi retiré le col.

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2. Pour les pièces du bustier, pliez le haut de la robe en deux, épinglez et coupez un rectangle aussi grande que possible. La largeur totale de la partie inférieure des deux pièces doit égaler (ou, de préférence, surpasser un peu) la mesure de la pièce frontale de la jupe – c’est-à-dire, les triangles doivent aller d’une couture de côté à l’autre, avec un peu de superposition au milieu. S’ils sont encore plus larges c’est mieux car vous pourrez les froisser légèrement au centre pour créer du volume; tel n’était malheureusement pas mon cas.

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3. Ma robe était originellement une robe-chemise, avec des boutonnières sur le devant. Vous pouvez les garder si vous le préférez, mais je voulais une robe aussi légère que possible. Coupez donc les bandes des boutonnières, en les conservant entières – on va en utiliser une pour la bretelle du dos. Ça c’est une bonne idée car elles sont déjà bien finies et tout. Si vous voulez garder les boutonnières, je suggère couper la partie inférieure du col pour la bretelle ou en refaire une avec le tissu qui reste ou un autre matériau de votre préférence.

Avant de fermer la jupe, nous allons finir le dos ; c’est bien plus facile de coudre une pièce ouverte…

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4. Pliez le bord de la piece du dos 1cm sur l’envers du tissu; épinglez et cousez, en laissant les extrémités ouvertes pour passer l’élastique. Vous pouvez voir sur la photo que la robe avait déjà des élastiques, mais elles étaient toutes courtes et de toute façon la robe était trop grande pour moi. Pour l’instant faites juste la coulisse; l’élastique sera insérée à la fin.

J’ai utilisé un morceau d’élastique plat d’environ 20cm d’une couture de côté à l’autre, ce qui a aidé à bien tenir la robe sur le dos. Cette technique permet aussi de garder la largeur originelle de la robe pour qu’elle puisse être simplement enfilée sans besoin d’une fermeture éclair (ce qui n’est pas un mot qu’on aime associer à la plage !).

Fermez ensuite la partie devant de la robe avec une couture droite.

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5. Faites un petit ourlet sur tous les côtés des pièces du buste. Superposez légèrement (2-3cm) les deux pièces et mesurez la largeur totale, en la comparant avec la mesure de la taille du devant de la robe. Comme expliqué antérieurement, il faut que les triangles aillent d’une couture de côté à l’autre; s’ils sont trop larges, il suffit de faire un pli ou des fronces au milieu, ce qui aidera à créer du volume; s’ils sont trop petits, il faudra tricher sur la jupe. C’était mon cas : j’ai ainsi créé une petite diagonale sur la couture avant de la jupe, en diminuant la mesure de la taille de quelques centimètres.

Puis épinglez et cousez les triangles en place. Vous voyez la légere superposition des pieces sur la photo. On est presque finis là !

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6. Insérez l’élastique dans la coulisse et fermez-en les deux côtés. Maintenant il ne manque qu’à ajuster la bretelle…

Cousez une des extrémités de la bretelle (voir étape 3) sur la pointe d’un des triangles ; enfilez la robe et marquez la mesure de l’autre extrémité pour la fixer. Si vous préférez, vous pouvez aussi fixer une bretelle sur chaque triangle pour les attacher au dos avec un noeud. C’est tout! Cette robe ne m’a pas pris plus de deux heures au total (peut-être un petit peu plus mais j’ai beaucoup, beaucoup expérimenté avec des variations avant d’arriver au procédé décrit ici) et je suis bien anxieuse de l’essayer à la plage !

Et voici encore quelques images du produit fini…

Le dos avec la bretelle, tenu par l’élastique

 

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Sur le côté; la jupe est assez large pour des fins de ventilation

Et encore une autre photo du devant

Je ne suis pas bien habituée à écrire des tutos, donc n’hésitez pas à me contacter ou laisser des commentaires si vous avez des doutes… et dites-mois qu’est-ce que vous en pensez, bien sur !

Un retour timide, une robe m’as-tu-vu

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EDIT: For the English-speaking crafters getting here through Reddit, here’s the link to the dress tutorial in English: http://www.cutoutandkeep.net/projects/two-color-tee-dress

EDIT2: Non seulement je suis sur REDDIT BABY ! comme la robe a été « featured » (mise en évidence) chez CO&K. Cool !

Coucou lezami,

C’étaient six mois fous et horribles de manière générale, excepté par les petits voyages avec mon chéri qui ont été excellentes. Je passe par là vite fait pour laisser quelques photos et un tutoriel (écrit par moi-même au moins) pour encore une autre robe faite à partir des vieux t-shirts de Monsieur. Ce n’est pas encore un retour triomphal mais pour l’instant on se contentera de ça.

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La robe est faite à partir de deux t-shirts grande taille. J’ai transféré mes mesures sur le t-shirt jaune, en les réduisant de 3cm de chaque côté; puis, ces 3cm (plus une petite aisance) ont été dessinés sur le t-shirt noir.

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La partie supérieure sont les deux manches du t-shirt noir (une devant, une arrière), avec un fil de fronce passé au milieu de celle de devant. Les latérales ont aussi été froncées vu que la partie devant est plus large que celle arrière. Les bretelles sont simplement l’ourlet des manches du t-shirt jaune.

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La partie inférieure du gousset a été coupée en triangle pour créer une jupe plus ronde et moins proche du corps.

Le lien vers le tutoriel complet (en anglais, mais très riche en photos) est : http://www.cutoutandkeep.net/projects/two-color-tee-dress

Transformation de T-shirts – des robes

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Mon chéri n’est pas exactement un homme de la mode – il sait l’apprécier, certes, mais son uniforme quotidien est, éternellement, le jean+t-shirt. Vu qu’il a du goût, ses t-shirts sont choisis dans des bons magasins comme Threadless ou La Fraise et ils sont plutôt bien: les imprimés sont cool et originaux et le tissu est de bonne qualité. Comme il en a une énorme collection, de temps en temps faut vider le placard pour donner de la place aux nouveaux arrivés… et j’ai de la chance, vu que je suis l’héritière directe et naturelle de ce cher monsieur.

Je ne suis pas très t-shirt moi-même et, de toute façon, mon chéri est 25cm plus grand que moi, ce qui rendrait impossible une utilisation du matériel tel quel… mais l’internet est pleine de porno et de bonnes idées, et grâce à ça (aux bonnes idées, je veux dire) les t-shirts peuvent servir à des finalités plus que nobles: ils sont transformés et deviennent des pièces complètement différentes, tout en profitant au maximum le tissu disponible. En voici deux exemples.

 

Pour les petites intellos

Pour les petites intellos

La robe Einstein a été basée sur ce tutoriel du site Cut Out + Keep (d’ailleurs excellent!). J’ai rajouté des bretelles à chaque épaule (au lieu d’une seule comme celle du tuto) et des goussets au bas de la jupe, pour que ça ne colle pas aux hanches (pas très flatteur). Voici le détail:

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J’ai du utiliser du tissu d’un autre vieux t-shirt pour ça, vu qu’il n’en restait pas des masses du t-shirt original. Pour cette raison il est conseillé de garder les restes de tissu de ce genre de travail (en général, des manches ou des cols) – ça peut toujours servir.

Ce que j’ai trouvé le plus intéressant dans cette robe est le fait que le bustier est fait à partir des deux manches ouvertes, cousues ensemble et coupées en rectangle, puis rajoutées à la jupe. La robe acquiert ainsi une intéressante taille « empire ».

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La robe Superman a été faite a partir de ce tutoriel, du même site. La méthode est à peu près la même, mais une des manches a été coupée en deux triangles pour former le bustier. La couture de la manche a été employé pour la bretelle et la deuxième manche a été transformée en deux goussets pour le bas de la jupe, comme sur la robe précédente.

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Aussi, j’ai rajouté un élastique au dos pour qu’il se tienne bien plat contre mon corps (le jersey dont est fait ce t-shirt est assez mou).

Ces robes sont mignonnes comme tout et extrêmement confortables pour toutes les situations – ville, plage, pique-nique. Peut-être pas pour l’Opéra mais on ne peut pas tout vouloir…