Il y a quelques années, avant que le monde finisse, je suis allée faire un tour à Naples.

Mais ce n’est pas lĂ le sujet ici. On est dans un blog de couture. Je vais donc vous parler d’une robe que j’ai vu dans une vitrine Ă Naples en passant et qui m’a obsĂ©dĂ©e jusqu’au point de me faire revenir au magasin (c’Ă©tait assez loin de mon AirBnB) pour l’acheter quelques jours aprĂšs. La voici:

Ce n’Ă©tait pas un truc cher ou luxueux, c’est de la fast fashion. Mais elle m’allait tellement bien, et elle Ă©tait tellement confortable, que j’ai immĂ©diatement commencĂ© Ă craindre le moment oĂč elle serait trop usĂ©e pour ĂȘtre portĂ©e. Est-ce que tu t’es dĂ©jĂ sentie comme ça par rapport Ă une piĂšce de vĂȘtement? Nous sommes TELLEMENT BIEN dedans que nous ne les portons jamais – ce qui est bĂȘte, bien sĂ»r, mais ça relĂšve de l’irrationnel.
En ce moment de ma vie, je n’avais pas beaucoup de temps pour faire la couture et encore moins pour crĂ©er des patrons. En plus, je vivais dans un appartement minuscule qui ne me motivait pas pour dessiner et faire des tests jusqu’Ă pouvoir crĂ©er quelque chose de potable. La robe passait ses jours tranquillement sur son cintre Ă l’attente d’une occasion spĂ©ciale pour dĂ©filer dans les rues.
Un jour, je regardais des patrons de couture chez patronsdecouture.com – ce que je fais encore de temps en temps, sans avoir vraiment l’intention d’acheter quoi que ce soit – quand je suis tombĂ©e sur ça:

Ă quelques dĂ©tails prĂšs, ça ressemblait exactement Ă ma belle robe rouge napolitaine. Ăa a d’ailleurs Ă©tĂ© confirmĂ©, sans que je lui dise quoi que ce soit, par ma copine Diana Rovanio, qui est professionnelle de la mode (et super compĂ©tente en plus).
J’ai donc achetĂ© ce patron (et quelques autres dont je parlerai bientĂŽt). Vu que c’Ă©tait les soldes, je suis aussi allĂ©e faire un tour du cĂŽtĂ© de Butinette pour acheter des tissus. J’ai pris une crĂȘpe de viscose exactement pareille Ă celle de la robe originale mais dans une autre couleur (je la montrerai dans mon prochain article) et aussi une crĂȘpe cheap de polyester pour tester le patron avant de couper dans le « bon » tissu.
C’est quelque chose que je conseille Ă ceux qui vont coudre un patron pour la premiĂšre fois: faire toujours une toile dans un tissu pas cher pour savoir quelles seront les modifications Ă faire pour que le patron soit parfait sur toi.
Dans le cas de ce patron, il s’agissait d’un projet assez facile Ă rĂ©aliser et qui ne m’a pas pris beaucoup de temps.
J’ai fait une seule grande modification dans la maniĂšre de l’attacher. Originellement il y avait quatre rubans qui s’attachent autour de la taille:

Je n’ai pas du tout aimĂ© ça (trop de volume, puis ça ne rendait pas joli), j’ai donc transformĂ© ces quatre attaches en deux, dont l’une passe Ă travers une sorte de grosse boutonniĂšre sur le cĂŽtĂ© pour faire le tour du corps et venir s’attacher au dos. Je montrerai cette modification (avec toutes les autres) dans un prochain article.
Regardons pour l’instant ce que ça a donnĂ© cette « toile », avec le patron quasiment non-modifiĂ© (vue A):
Pour une toile, c’est pas mal du tout. C’est assez usable mĂȘme (et je l’ai pas mal portĂ©e dans la vie de tous les jours). Mais le patron Ă©tait loin d’ĂȘtre parfait. Voici quelques problĂšmes que j’aurais eu Ă corriger si je voulais avoir quelque chose d’aussi bien que la robe originale:
- Baisser la taille. Le torse du patron est plus court que mon torse au moins 3 ou 4 cm. Ăa ne se voit pas comme ça, mais la ceinture/couture taille est en fait sur mes cĂŽtes, ce qui me fait une taille plus Ă©paisse qu’en vĂ©ritĂ© et qui n’est pas confortable.
- Corriger le volant. Je ne sais pas si c’est un problĂšme du patron lui-mĂȘme ou si j’ai commis des erreurs au moment du montage, mais le volant (qui fait le tour de la robe et fait rĂŽle de « manche ») est extrĂȘmement inconfortable. Sur la photo de droite, ça se voit un peu que ça me rentre dans la chair quand je lĂšve les bras. Pour une courte balade en plein air ça va, mais dĂšs qu’on est un peu actif ça devient trĂšs incommode (et presque douloureux).
- Redessiner la jupe. Juste du prĂ©ciosisme pour avoir quelque chose de semblable Ă la robe originale, mais pas obligatoire du tout – j’aime bien en plus court aussi.
Malheureusement, manque de temps (et de place), ce projet a dĂ» attendre plus d’un an jusqu’Ă ce que je trouve la motivation pour le reprendre. Mais finalement je l’ai fait, pendant le premier confinement! Et je vous montrerai les rĂ©sultats, ainsi que les modifications, dans le prochain article!
Est-ce que t’as dĂ©jĂ eu un coup de foudre pour une robe (ou un autre piĂšce de vĂȘtement) au point de vouloir la recopier pour la garder pour toujours? Quelle a Ă©tĂ© ta solution? Raconte-moi dans les commentaires!



































Je suis bien dĂ©bordĂ©e en ce moment avec la JournĂ©e de l’Estampe (demain Ă Saint Sulpice, je serai au stand 416, venez nombreux!) et une fĂȘte brĂ©silienne que j’aide Ă organiser (samedi Ă Montreuil, intĂ©ressĂ©s me contacter directement). Mais la couture est toujours au centre de mes intĂ©rĂȘts – et pour ça j’ai finalement dĂ©cidĂ© de commencer Ă utiliser proprement 

























